Forum
Faurum
Bonjour ,
Ma fille agée de 10 ans est cataloguée comme une enfant immature . Elle analyse et comprend très bien les choses de la vie depuis l'age de 7 ans mais beaucoup de personnes ( maitresse et psychologue ) m'ont dit qu'elle est "immature " !!
Certes, lorqu'elle est est en situation de stress , elle régresse et se renferme et je voudrais savoir si cela est liée à la dyslexie ?
Merci par avance pour vos témoignages
cordialement
candy-06
candy-06
Bonjour,
Si votre fille a été diagnostiquée dyslexique de façon catégorique, toute immaturité affective a dû normalement être écartée !
L'immaturité a bon dos, dans le passé, on disait souvent que les enfants étaient immatures par ignorance de ce qu'était la dyslexie.
De quelle type d'immaturité parlent ces "nombreuses" personnes dont vous parlez : affective ou intellectuelle ?
Il faut cependant savoir qu'un enfant peut très bien présenter des troubles non spécifiques du langage du fait d'une immaturité, d'une carence. Mais dans ces cas-là, on ne parle plus de dyslexie.
Je vous cite : "Certes, lorqu'elle est est en situation de stress , elle régresse et se renferme et je voudrais savoir si cela est liée à la dyslexie ?"
Oui, ça peut être largement lié, surtout si sa dyslexie n'est pas prise en compte au niveau des apprentissages, qu'on ne l'encourage pas. Les situations de stress (surtout les bilans, les évaluations) découragent d'avance nos enfants qui savent (lorsque leurs troubles ne sont pas compris) qu'ils vont quoi qu'ils fassent échouer. Quel être humain, se trouvant dans une situation d'échec constant, ne chercherait pas un moyen pour se protéger ou en échapper : renfermement, immaturité ("et oui, elle n'est pas encore prête !!!"), troubles du comportements, amuser la galerie en cours etc....
Amicalement.
bonjour,
les dys sont gouvernés par des priorites autres _ ils vont à l'essentiel et ne s'encombrent pas des details ( ils ne retiennent pas les prenoms de leurs copains ou copines mais savent intuitevement qui leur correspond ou non, ça rentre qd l'affectif s'exerce).
Idem pour la gestion de temps, ils n'ont pas la mm pendule que nous 🙂 et le sens de la precision les barbe un peu car pourquoi se contenter d'une reponse basique qd on peut voir large et remettre en cause l'ordre, les idees?
Immaturite car pas accrocs aux details insignifiants? immaturite car s'attachent à d'autres convictions? immaturite car difficile de rentrer dans un carcan bien specifique? immaturite car tres affectif?
bien des professeurs vous diront que votre enfant est interessant, car il ne se limite pas dans sa curiosite_ ils diront aussi leur trouble de voir tant de capacites reduites à neant en phase ecrite_ pour ceux qui savent les prendre, ils restent des loulous attachants, interessants car culture generale tres large..un vocabulaire tres nourri ( à l'oral!) et des interets qui ne relevent pas uniquement de la tv ou des jeux videos_
Bonjour et merci de m'avoir répondu aussi vite !
LAC : ma fille est bien dyslexique et sévère de surcroit ! Sa psychologue me dit qu'elle ne veut pas grandir !! Je peux vous assurez que tout passe par le dialogue avec ma fille et elle sait que je l'épaule du mieux que je peux ! Je ne lui cache rien de son handicap et se donne un mal fou pour y arriver ( niveau scolaire) et etre comme les"autres enfants" et c'est vrai aussi que parfois elle a besoin de relacher la pression et pour cela elle régresse !Elle n'a pas d'amis de son age et est rejetée par les enfants de sa classe ( moqueries , insultes et malheureusement , elle se faisait frapper ) . C'est vrai , également que tout passe par l'affecte avec ma fille et cette année , elle a un peu plus de mal avec sa maitresse .
merci encore lac
candy-06
candy-06
merci CRICRI ,
oui j'en ai assez d'entendre toujours la meme chose !! :paf
Ma fille en plus de la dyslexie , devrait faire attention a tous ses faits et gestes pour ne pas avoir à porter une autre étiquette que certains adultes lui ont octroyé ! Tout ça pour rentrer dans un moule et etre comme les autres enfants ?
Je m'y oppose catégoriquement car j'ai appris a ma fille le respect à la différence et la tolérance chose qu'elle a très bien assimilé .
Ma fille est attachante , spontanée , volontaire et tout passe par l'affectif si c'est ça etre immature , alors oui elle l'est !!!
cordialement
candy-06
candy-06
re,
à l'entree dans l'adolescence, les petites disparites s'effacent sans pour autant alterer la personnalite _ les amities font que le jeune dys arrive à etre en phase avec les autres sans nuire à ses particularites ( curiosite, entrain et cie) seront meme un atout _
gardez confiance dans votre louloute et continuez de lui assouvir sa curiosite naturelle _ ça paiera plus tard _
re cricri ,
merci beaucoup pour vos encouragements !!!!
candy-06
candy-06
Bonjour,
j'ai un garçon de 20 ans avec quelques dys a son actif, un parcours scolaire difficile mais quand je vadrouille sur le site , je me rends compte qu'il n'est pas le seul.
Par contre avec le recul je me rends compte qu'il a passé de sacrés caps et qu'il évolue bien, cela n'empêche pas des coups de grisou, que l'on ne voit pas venir et là je l'épaule du mieux que je peux. Sachant qu'avec les ados ce n'est pas aussi simple qu'avec des petits.
Quand il était enfant dès sa scolarité nous avons découvert qu'il souffrait de migraines, ce n'était pas du cinéma, comme on essayait de nous le faire croire, c'était le srtess, réaction à ce qui pouvait se passer en cours ou à la récréation. il se réveillait en général la nuit, blanc comme un cachet et vomissait et il ne nous parlait que rarement de ce qui s'était passé.
Longtemps après nous avons appris que la maitresse se moquait de lui parcequ'elle faisait lire le livre d'école chacun son tour, il était au milieu du 2ème rang et ne savait jamais ou ils en étaient et donc se bloquait, tous se moquaient de lui, nous avons appris par d'autres parents, deux ans après qu'elle le mettait seul sur un tapis au fond de la classe en fin d'année.
on nous a reproché la trop grande gentillesse de notre fils, il devait se défendre à la récréation et après la cantine, je me suis insurgée, j'ai passé ma jeunesse dans une cour d'école avec des instits tout autour, qui surveillaient elles, leur récréation, on nous a un peu laché avec ca, car évidement, il n'arrivait qu'à mon fils de se faire agresser et deux ans après j'ai vu une note adressée aux parents par la mairie car ils allaient prendre des sanctions contre les éléves incriminés ( ces derniers agissaient en bande deux occupaient les surveillants les autres attaquaient les plus faibles ) et faire intervenir les parents. cela n'arrivait donc pas à lui mais nous étions isolés dans nos problèmes à ce moment là et n'avons pas été non plus vers les parents d'élèves.
J'imagine bien qu'entre l'école et la cours de récré, il ait pu en souffrir et cela a laissé des sequelles. Mais nous, nous avions enfin changé d'école, et on l'a vu évolué et reprendre confiance en lui en deux mois, ses dys étaient reconnues à partir de làet l'orthophoniste et un psy le suivaient.
Cependant les maux de tête sont toujours fréquents en période de stress à chaque examen et même lorsqu'il a passé son code dernièrement.
Nous anticipons certaines périodes avec de l'homéopatie.
nous avons rencontré un autre problème malgré une forte vigilance de notre part et une présence constante, ca a été dans son activité sportive ou le decallage de deux ans qu'il a, lui a posé problème avec ses autres jeunes partenaires si "normaux" certains le frappaient dans les vestiaires, je voyais bien qu'il sortait de la, souvent furieux, mais il ne voulait pas en parler nous avons mis les pieds dans le plat le soir ou il est sorti en trombe du gymnase de nuit, je n'ai rien vu, il ne voulait pas me parler , mais il a craqué au bout de 5km et qu'en il s'est tourné vers moi j'ai vu un bel oeuf de pigeon sur son front, il avait reçu un coup de boule, les autres fois c'était des coups de serviettes mouillées des insultes, c'était un sport d'équipe il n'était pas assez bon pour les autres. Vous n'imaginez pas ma rage à ce moment là car il était trop tard pour y retourner. Nous sommes intervenu la fois d'après on nous a à peine cru... ca ne fait pas bien d'en parler...malgré tout il a persévéré, car il aimait ce sport. Je lui tire mon chapeau j'aurais baissé les bras moi. Maintenant en sénior ca se passe très bien.
Dernièrement il a bloqué sur un rapport de stage, les commentaires de sa prof qui devaient l'aider m'ont laissés pantoise, j'ai bien compris que c'était lourd pour lui comme pour sa prof d'ailleurs, heureusement une autre à pris le flambeau et il y est arrivé, en fait il avait baissé les bras, et des zero sont tombés, il ne m'en avait pas parlé.
Pour l'aider à avancer nous avons bien parlé et nous avons été à une table ronde sur les loisirs des personnes handicapés à la fin il a pu parler un peu car il ne vaut pas parlé de son handicap il l'a expliqué une fois l'année dernière dans sa classe, et nous avons eu la chance d'avoir des gens très ouverts et attentifs qui ont pu lui rappeler, qu'il avait sa place et que son parcours actuellement lui permettait d'acceder au travail qu'il souhaite entreprendre, puis nous avons été en parler dans une association locale et au Cio et il est regonflé à bloc, il ne faut pas hésiter a aller vers les autres, ils ont des mots différents ou pas, mais ils apportent un autre regard.
Mais il n'y a rien à faire pendant la crise il n' arrive pas à faire appel à nous, alors qu'il sait pertinement que je mets tout en oeuvre pour le soutenir à chaque fois. A son âge je ne peux pas tout superviser mais je m'en veux encore de ne pas voir quand ca ne va pas.
Cependant il avance toujours avec une sacré envie d'y arriver. Il aide à organiser une course contre le handicap et il est aux anges, il a repris courage en classe et ses notes de CCF sont remontées en flèche seul l'anglais va lui donner une note en dessous de la moyenne, on fait avec.
Alors vous voyez le temps passe, les choses évoluent doucement parfois on regresse mais il faut trouver nos solutions, chacun avec les nôtres, le tout est d'être là toujours prêts pour eux, on ne peux pas tout empêcher.
Lac a bien raison, et bien d'autres personnes font de même tout au long de leur vie sans être dys d'ailleurs
Ce site nous aide aussi
Cdlt
Aliène
Bonsoir,
Aliene, je trouve vos propos très justes et très enrichissants.
Effectivement, avec l'arrivée dans la pré-adolescence puis dans l'adolescence, nos dys (comme tout un chacun) vont aborder différemment cette situation de handicap dans laquelle ils vivent principalement à l'école. Certains vont être en mesure de se battre, de vouloir montrer leur force (il y aura bien sûr également des moments de faiblesse, d'abattement), d'autres auront tendance à baisser les bras, à ne plus être en mesure d'affronter encore et encore.
C'est donc à nous parents effectivement d'être vigilants (pas évident avec les ados !) et de continuer à les soutenir.
Mais il ne faut pas non plus négliger le regard des professeurs, leur façon de prendre en compte les troubles de nos dys, les encouragements qu'ils vont donner à nos enfants pour leur volonté, leurs efforts fournis, et ce, même si les résultats ne sont pas encore là. Ce sont eux qui peuvent ou vont donner à nos enfants l'envie de continuer à se battre malgré un enseignement scolaire bien loin d'être adaptés à leurs troubles !!!!
Ces professeurs là, qui portent ce regard positif sur nos enfants, prêts à adapter leur pédagogie, à remettre en question leur façon d'enseigner, sont également à remercier.
Mais on ne peut malheureusement changer l'ensemble du système scolaire français d'un coup de baguette magique...
Moqueries, humiliations, rabaissements, réflexions désobligeantes etc... sont encore malheurement le lot de nos enfants certaines années, avec certains professeurs et certains élèves.
Difficultés pour l'adolescent de se livrer à nous parents, difficultés pour nous, parents, de voir la réalité des choses.
Ce sont des leçons de vie que doivent affronter nos enfants et ce, malheureusement dès leur plus jeune âge.
Je garde espoir que dans le temps cela va changer et que la pédagogie en France va réellement être différenciée en fonction des enfants et que le recrutement des enseignants ne sera pas uniquement fait sur les années d'étude mais bien plus sur la vocation et le désir réel de faire partager ses savoirs, sa pédagogie avec des enfants et des jeunes.
Amicalement.
Message édité par : LAC / 24-04-2010 10:37
Je fais écho à tes souhaits LAC :=! :=! amicalement curidys 🙂 🙂
Bonjour à tous ,
J'ai le meme souci en ce moment avec ma puce , en plus de la fatigue , s'ajoutent les moqueries et les insultes d'élèves . Elle en souffre énormément et le plus insupportable pour moi , c'est que je me suis entretenue avec sa maitresse à ce sujet et rien !! :paf
Je ne peux pas malheureusement etre toujours à coté de ma fille pour la soutenir et j'espèrai que sa maitresse "crèverait l'abces" pour savoir ce qu'il ne va pas dans sa classe . Ma fille a très bien compris qu'elle serait seule pour se défendre ( pratiquement toute sa classe l'a rejette ) et malgré les difficultés , ma puce continue à bien travailler !
Heureusement qu'elle a un moral d'acier mais jusqu'à quand !
Amicalement
candy-06
candy-06
Courage à vous, trouvez vos solutions, elles ne vont pas vers la simplicité en général.
Et vous verrez avec le temps, vous vous rendrez compte que vous serez arrivée à faire des choses pour votre fille que vous n'auriez jamais imaginées ; et en fait, vous en serez plus forte.
Et puis comme disent les autres membres, il y a des gens sur votre parcours qui vous rendent la vie difficile, et c'est tellement injuste puis il y a tous ceux qui sont là et qui sont incroyables. Mes fils sont tous deux en lycée professionnel et je vous assure que les professeurs sont à l'écoute, attentifs et ouverts, les encadrants également ils ont un rôle important et parlent beaucoup avec nos jeunes, j'ai été agréablement surprise et pourtant ils n'ont pas toujours des jeunes faciles à vivre et si certains ne comprennent pas la différence et que ca nous révolte, eh bien, on essaie par nos propres moyens d'y pallier et il y a ce site ou tous apportent témoignages et aide, informations, j'y ai appris et compris beaucoup de choses. J'ai osé m'y inscrire et à parler alors que j'ai toujours l'impression de ne pas être assez claire ou de faire des textes qui ne sont pas assez construits.
Si ce que nous avons vécu peut aider quelqu'un a éviter des problèmes, j'en serai heureuse, parce que moi au début, ce que j'y ai vu, quelqu'en soit le sujet m'a boulversée et puis apaisée.
Merci à tous
Cdlt
Aliène
merci beaucoup pour vos encouragements mais tous les mérites reviennent à ma puce qui se bat chaque jour et sans relache car malgré son mal etre , elle ne lache rien et nous nous aidons mutuellement !
courage à tous les enfants et parents qui se battent sans relache ! :=!
cordialement
candy-06
ps : ma puce aimerait dialoguer avec d'autres personnes et je lui ai dit que cela était possible sur ce forum ! Vous la rédouvrirez d'ici peu
candy-06
désolée je ne sais meme plus écrire je voulais écrire à la fin "découvrirez " ! 😀
candy-06
candy-06
J'ajoute ma participation, pour dire que nos enfants en patissent aussi en dehors de l'école.
Scolarisé à domicile cette année de CM1, notre fils reprend petit à petit confiance en lui après un début de primaire très difficile avec un harcelement de la part de sa maitresse en CE1.
Nous l'incitons à aller au centre aéré pour qu'il se dépense avec d'autres enfants.
Mais très regulièrement, il se devalorise lors de de ces activités collectives.
Exemple, au centre aéré, après midi vélo.
Il avait hesité à s'inscrire, en sachant qu'il risque d'être en difficulté à un moment où à un autre (manque de concentration).
Bien, pas manque, en vélo, il est tombé deux fois, donc moquerie des autres.
Puis lors de la recherche des indices (grands jeux dans la forêt), chargé de compter les foulards trouvés par l'équipe, il s'est trompé en les comptant, les camarades n'étaient pas content et se sont moqués de lui bien evidemment.
Et puis plein d'autres petites choses qui se sont cumulés.
C'est très dur pour lui, hier soir, il a craqué et beaucoup pleuré.
Je le soutiens, en lui donnant des conseils pour qu'il se renforce, et en lui montrant ses points forts.
Mais je me pose une question, comment l'aider à prendre confiance en lui, alors que dans la vie quotidienne, il est constamment confronté à des situations qui va le rabaisser. Exemple, ce matin, il a mit sa chemise à l'envers, dimanche dernier, il s'est mit du chewing gum dans les cheveux, il a fallut couper, hier, il pensait dur comme fer qu'on était jeudi... ect...
Si vous avez des astuces... 😉
Je n'ai jamais pensé que cela pouvait être de l'immaturité, mais plutôt du un déficit attentionnel, car par ailleurs, il est très mature pour son âge.
Karine

