Mon enfant est peut être dyslexique. Que faire ?

Les troubles

Mon enfant est peut être dyslexique, que faire ?

Que veut dire dyslexique ?

Vigilance sur le diagnostic : le terme de dyslexie ne peut s’employer qu’après deux années de retard dans l’apprentissage de la lecture, soit en cours de CE2. Donc avant, on ne parlera pas de dyslexie mais de troubles du langage oral et/ou écrit.
Gardez donc en mémoire que l’orthophoniste n’écrira ce terme clairement sur un bilan, que lorsque le décalage âge réel de l’enfant/âge de vitesse de lecture sera au moins de 18 mois.

Des tests peuvent révéler une prédisposition dès la maternelle (ERTL 4 par exemple). Ces tests sont surtout centrés sur les “pré requis” de la conscience phonologique.
Il est essentiel de savoir que la rééducation et les aides peuvent se mettre en place dès le début des difficultés, dès la maternelle si besoin.

Les acteurs autour de l’enfant

L’enfant est au coeur de la prise en charge. Sa famille le soutient et entretient le lien entre les différents acteurs

L’équipe pluridisciplinaire comprend au minimum, un médecin, un orthophoniste et selon les cas, un orthoptiste, un psychomotricien, un ergothérapeute, un psychologue peuvent aussi intervenir.

Médecin traitant

Il prescrit un Bilan Orthophonique avec séances de rééducation si besoin. Le bilan de langage (oral, écrit) peut permettre de préciser, de comprendre une situation de difficultés.
Parfois, selon l’intensité des difficultés, des bilans pluridisciplinaires peuvent être demandés : neuropsychologue, psychomotricien, orthoptiste, psychomotricien, ergothérapeute, pédopsychiatre, psychologue, …
Il existe divers niveaux de difficultés, les cas les plus sévères (niveau 3) peuvent avec une demande argumentée d’un professionnel (et de la patience) être reçus en consultation au centre de référence des troubles des apprentissages.

Orthophoniste

L’orthophoniste vous remet un compte-rendu du bilan, document indispensable à tout dossier (scolaire ou handicap) et au suivi de l’enfant.

L’orthophoniste proposera des séances de rééducation (en fonction de l’intensité du trouble : 1 à 3 par semaine).

L’enseignant ou le professeur

Les séances de rééducation ont commencé. Si les difficultés interfèrent sur la scolarité, mettre en lien (contact téléphonique, mail) l’orthophoniste et l’enseignant.

Le médecin scolaire

Il faut prévenir le Médecin scolaire de l’établissement (ou la secrétaire de Conseiller Pédagogique d’Education) pour qu’il mette en place une collaboration entre l’orthophoniste, l’enseignant et lui-même. Vous devez, lui remettre le compte-rendu du bilan orthophonique.

Il peut également vous proposer la mise en place d’un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) ou d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) si l’élève relève du handicap (ce qui dépend de l’intensité du trouble et des troubles associés).

L’intérêt étant de consigner par écrit dans un document officiel :

  • Les difficultés de l’élève
  • Ses points forts
  • Ses impossibilités
  • Les aides pour la classe
  • Les conditions de l’évaluation de l’élève
  • Les outils et supports utiles pour compenser ses troubles (calculatrice, table de multiplication, photocopies ou document sur ENT, tiers temps, ordinateur, logiciels…)
  • Informer des rééducations en cours
  • AESH (aide humaine) si besoin