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Faurum
Bonjour,
Le numéro 6 du mensuel Résonances (l'école valaisanne) est consacré à la dyslexie, dysorthographie...
Un extrait de la problématique :
"Faut-il déléguer aux seuls médecins et spécialistes le soin de «guérir» les troubles qui apparaissent dans les dictées et autres lectures, comme on amène notre pétaradante vers notre garagiste préféré? Hors ces interventions, le ciel serait-il donc définitivement bouché pour l’élève en classe?
Un groupe de travail mandaté par le chef du DECS, regroupant praticiens, spécialistes et responsables scolaires postule du contraire. Les pannes et handicaps
nécessitent une collaboration forte qui implique tous les acteurs. Diverses pistes sont proposées."
Un regard croisé sur la dyslexie : spécialistes, enseignants proposent des témoignages et font part de leur expérience.
Dans ce numéro, un livret est destiné aux enseignants qui offre des repères théoriques mais également des pistes pratiques.
Un numéro très intéressant. A lire absolument.
Le lien :
http://www.vs.ch/NavigData/DS_314/M6499/fr/No%2006%20Dyslexie,%20dysorthographie....pdf
Amicalement.
Message édité par : LAC / 07-03-2011 13:31
oui très intéressant à lire 😉
Bonjour Lac,
Quand j'entends ou lit le mot "guérir" je bondis 😐 Mais, enfin depuis le temps, si la dyslexie se guérissait on le saurait !
Bon, je vais le lire cet article :b
"la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute"
Nelson Mandela
Le mot guérir a été à juste titre mis entre guillemets.
Amicalement.
Et ben alors, pourquoi ne disent-ils pas contourner ? Moi, quand je me trompe sur un mot on sait me le dire. 😮
"la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute"
Nelson Mandela
bonjour,
peut etre qu'en regard de la population et de son ecrit administratif, les dys recuperent au delà de la moyenne et par consequent renvoient moins de souffrance qu'une personne non dys qui baclera ses courriers pour diverses raisons_
Des tas de gens ont horreur d'ecrire des lettres administratives_ comme des tas de gens ont horreurs de calculer. ça n'en fait pas pour autant des dys_
Bonjour cricri,
je suis bien d'accord avec ta dernière phrase. Et de là, je renvoie: je suis quelque peu énervée :b quand j'entends une personne qui sous prétexte qu'elle fait des fautes ou ne sait pas compter, se pense dys. J'ai le sentiment que cela la conforterai. Comme cela, elle ne doit pas faire d'efforts, puisqu'elle est comme cela. Je dis haut et fort: être dys, c'est faire des efforts tout le temps. Je ne suis pas sur d'être comprise :#
"la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute"
Nelson Mandela
le mot "guérir" veut seulement dire pour moi:
redonner les moyens à certaines personnes de pouvoir lire et écrire pour
être dans le monde sociale et professionnel dans notre société.
et cricri a raison... beaucoup de monde a horreur d'écrire et pourtant
ne sont pas dys meme les scénaristes et réalisateurs.
les dys se mettent à détester l'écriture et la lecture quand la prise
en charge est inadéquate et tardive et une relation avec les enseignants conflictuelles. et on développe de nombreuses capacités pour pallier nos difficultés praxiques, lecture, mémoire, compréhension, écriture, connaissances et la parole et le role de la sensibilité et émotionnel (mise en avant peut etre (pour moi) avec peut etre une certaine partie innée.
et surtout on veut montrer qu'on peut faire comme les autres malgré nos difficultés... on apprend différemment aussi et longtemps et au final on continue de vouloir s'améliorer... mais il s agit aussi
d avoir eu une bonne prise en charge.
car de nombreux dys severes, la prise en charge orthophonique paraît insuffissance meme avec l'ordinateur, l'ergo, la psychomotricité... il y a 5 méthodes qui me tiennent à coeur pour les prises en charges.
voilà ce que guérir veut dire mais on peut dire plutot soigner ou contourner mais comme la dyslexie qui est un diagnostic orthophonique devient médical pour effectuer d autres recherches sur les causes et faires des etudes... alors on dit médical (qui est pas vraiment vrai puisque les neurologues ne connaissent en rien du langage oral et ecrit meme les spécialistes à part une.) qui le mérité en toute cause.
comme maintentant on passe par les centre referents de langage
et suivi par un médecin (l art du medecine (de la médécine c est de guérir pas de soigner (ca c est le role de l'infirmiere)! il faudrait que cela change dans un sens ce processus de vision.
l'art de l'orthophonie est entre guérir et soigner.
rachel
ALLAIR
Bon tu as posé sur la question sur un autre site... Mais vu ta protestation indignée et les recherches rapides que je viens de faire... Je vais essayer de répondre...
Je suis d'accord avec toi ce n'est pas parcequ'on fait quelques fautes qu'on est dys....
Tout d'abord, je répète ce que j'ai déjà dit, on n'a jamais vu autant de dys que depuis que les nouvelles méthodes d'apprentissage de la lecture et de l'apprentissage de la grammaire ont été mis en place....
Je suis de part mon âge, et des méthodes d'apprentissage de la lecture qu'à mis en place ma mère, de la très vieille école... Lecture syllabique et apprentissage de la grammaire de la manière dont Kathy 02, la préconise et je suis en totale accord avec elle.... Donc pas de raison à priori d'être dys.... De toute manière on en parlait pas à mon époque.....
Mais si j'ai toujours eu 10 sur 10 en questions, ma note totale en dictée sur la totalité des mes années d'études = 0 et 46 fautes dans une dissert ne m'ont jamais fait peur.... Malgré une lecture passionnée... Merci Maman !
En ce qui concerne la dysorthographie
Voilà ce que j'ai trouvé
Des fautes en orthographe et des difficultés envers l'écrit semblables à celles du dyslexique.
D'autres anomalies spécifiques à la mise en écrit :
- Des erreurs de copie ( recopie des mots ).
- Des économies de syllabes ( semblable/semble ).
- Des découpages arbitraires ( l'égume, il sé lance ).
- Des omissions ( bébé/bb; liberté/librt ).
- Des mots soudés ( l'image/limage, son nid/soni ).
- Des fautes de conjugaison, de grammaire, d'analyse.
- Également lenteur d'exécution, hésitations, pauvreté des productions.
http://alain.lennuyeux.free.fr/telechargement/IUFM-PONTOISE.pdf
Pour la pauvreté des productions, cela dépend si tu te décides à écrire ce que tu as dans la tête et que tu ne te casses plus la tête avec ce qu'on voudrait que tu écrives... D'où d'ailleurs des HS ou des fantaisies...
La lenteur d'exécution c'était le reproche que je retrouve dans mon livret scolaire depuis le CE1. Résultat quand tu dois te mettre au boulot, mais tu en fais deux fois plus que les autres... C'est comme cela on n'a pas le choix....
Le recopiage, la lecture, tout est inutile..... La dictée est importante, parceque tu apprends par le mouvement... la mémoire kinésique....à force de fautes tu finis tout de même par te mettre des mots dans la tête, et finalement aussi le syllabique te permets de te retrouver dans les sons....
Des économies de syllabes ( semblable/semble ).
- Des omissions ( bébé/bb; liberté/librt ).
- Des fautes de conjugaison, de grammaire, d'analyse.
Alors cela je suis en plein dedans...
- Des mots soudés ( l'image/limage, son nid/soni ) et des découpages arbitraire, en ce qui me concerne je n'en n'ai pas souvenir... Mais j'ai découvert cela chez mon fils...
L'analyse, je sais la règle mais je ne vois pas... Il faut que l'on me montre la faute.... Après je sais...
Bon, donc.... Aujourd'hui je le dis, le répète, le hurlerait encore et encore.... La multiplication des dys... n'est qu'apparente... Il faudrait que l'E.N. revoit ses méthodes... On en éliminerait les 3/4.
Pour les autres, les vrais dys.... Cela s'améliore un peu avec l'âge et la pratique.... Mais on ne guérit jamais ce problème....
mais ce n'est pas parcequ'on est dys, qu'on est stupide....
Je suis un peu violente.... Mais, j'ai le sentiment que parfois on pense que je dis des anneries= âneries....
Mais je constate....
1) qu'il serait temps... de faire revoir sa copie à l'E.N. qui a saccagé des générations de gamins..
2) de se repencher sur la structuration des connaissances..
J'ai feuilleté récemment un cahier de S.V.T. je défie quiconque d'en tirer une connaissance structurée qui puisse servir pour plus tard....
HI HAN !!!!!!!!!!!!!!!
bonjour anealiboron,
A qui t'adresses tu ?
J'aime la langue française: Être guérir, c'est avoir été soigné et pour avoir été soigné, c'est être malade.
Pour ma part, je ne suis jamais considérée malade. Donc je n'ai pas besoin d'être soigné.
J'ai une spécificité qui s'appelle dyslexie. POINT !
Je n'aime pas quand j'entends les non dys évoquer le fait qu'ils vont nous soigner de notre dys 😐 Comme si eux ils avaient le plein pouvoir sur nous.
Moi, je respecte leur fonctionnement, même si quelque fois, il me paraît tordu. Je ne dis pas" je vais soigner leur façon de faire"
La richesse de la vie, c'est la différence. Arrêtez de vouloir nous mettre dans des cases.
De tous les temps, "ils" ont toujours voulu soigner ceux qui ne fonctionnaient pas comme eux: les gauchers, les sourds et tous ceux qui étaient différents.
Je trouve ce langage très colonisateur.
Je laisse à chacun sa pensée. Là, c'est juste la mienne
:b
"la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute"
Nelson Mandela
Je crois que je répondais à ta phrase...
"beaucoup de monde a horreur d'écrire et pourtant ne sont pas dys même les scénaristes et réalisateurs."
Tout le monde aujourd'hui ce dit dys d'une manière ou d'une autre.... et cela me fiche en boule....
Si les "normaux" n'aiment pas écrire, alors qu'ils s'arrêtent..... Cela nous évitera ces scénars à la guimauve et idiot... des romans BIDONS...... De toute manière s'ils font encore des fautes d'ortho c'est en raison de la manière dont l'ortho et la lecture est apprise aujourd'hui....
Avec les méthodes d'Hier, celle de mon temps (lol), ils auraient eu l'ortho de nos grands-parents.... et l'on aurait beaucoup moins parlé de dys..
En un sens cela aurait été une cata, car on se serait retrouvé avec une sorte de "maladie orpheline" dont on fait si peu cas....
Ce qui m'a foutu en boule c'est ce qui était sous entendu sous la phrase cité ci-dessus....
Il est faux de dire que les dys n'aime pas écrire.... C'est archifaux.... Tout ceux que je connais, sauf si on leur a rendu l'expression audieuse, à force de moquerie, adore "écrire", exprimer ce qu'ils ont dans leur tête..... Ils en ont tellement à dire et à écrire pour partager....
Mais ils n'osent plus, de peur que l'on se fiche de la manière dont ils s'expriment, ils ont peur parce qu'ils ont leur manière à eux de planifier les choses.....
Quant à "soigner" notre dys.... Je ne respecte pas ceux qui l'affirment..... Je ne vais pas recommencer à me battre.... On peut parfaitement dans une certaine mesure permettre une certaine compensation... Une compensation qui s'améliore avec l'âge, dans une certaine mesure.... Mais il n'y a aucun remède miracle.....
Et je m'en fous..... J'aime mieux la manière dont tourne mon esprit.....
M'en foutre, c'est en partie faux... Quand je relis des auteurs du XVIII ème ou du XIX ème... Je bave sur leur manière de travailler la langue... Ce qui n'empêche pas d'ailleurs que Diderot et le reste faisait des fautes d'ortho dans leur correspondance....
Voilà je crois que c'est parti très vite sur une phrase.... Avec une sorte de ras le bol....
HI HAN !!!!!!!!!!!!!!!
..........heu... ce n'est pas moi qui est écrit cette phrase 😕
Moi, j'aime écrire, j'aime lire.
"la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute"
Nelson Mandela
Ben alors excuse moi et j'envoie paitre celui ou celle qui a écrit cette bêtise..... Lol
HI HAN !!!!!!!!!!!!!!!
re,
c'est moi qui est sortie la phrase initiale dans le contexte d'une guerison, recuperation cognitive du langage ecrit qui fait que dans une moyenne, avec une bonne prise en charge, ils s'en sortent plutot bien.
Apres rien n'interdit les speculations, les reflexions, les argumentations ... mais un bras cassé reste un bras cassé quel que soit l'origine de la casse et la dys, en qualite d'adulte disparait dans le sac des illettres ou des capables _ La difference se situera dans leurs capacites à affronter les choses, à investir leur environnement et là, oui, on a souvent les yeux ronds de surprise! mais point de moquerie, juste un etonnement qui force mon formatage.
Rachou, a ensuite tenté d'expliquer que les recuperations sont possibles mais souvent negligées par des protocoles standards et pas assez personnalisés_ Il faut penser langage oral atteint donc double difficulte, langage ecrit atteint aussi.
Qt à Claudia, elle souleve que l'excuse dys pour se defausser d'efforts n'est pas rendre service à ceux qui se donnent les moyens pour sortir un texte comprehensible et la difficulté est une realite_
Personne n'a tout faux ou tout juste, tout depend comment on se positionne dans le debat et comment on accepte les contradictions_ le vivre ensemble et la tolerance sont des notions bien distinctes_
Le vivre ensemble suppose la synergie des competences mais on sait que c'est la domination qui hierarchisera les competences et la tolerance, elle s'efface tres vite au premier pepin mm benin.
En communication on appelle ça le " cadre de référence ". Chacun interprête le vocabulaire et les situations selon sont vécu.
Si le corp médicale estime qu'un dys qui atteint un niveau de lecture 5ème est guerrit. C'est parce qu'il se réfère au meilleur résultat accéssible et estime qu'il y a "guerison", parce que la personne a atteint un niveau acceptable par rapport au reste de la population.
Un dys peut estime que ce même niveau de lecture n'est pas suffisant et ne lui permet pas de vivre de façon épanouie en adéquation avec ses compétence intellectuel. Sont "cadre référent " ne lui permettra pas de parler de guerison. Au plus de niveau de compensation acceptable.
Une personne qui porte des lunettes et peut se promener sans canne blanche est il "guerrit" ??
Un dys avec un bon correcteur d'orthographe est il guerrit??
Un unijambiste avec une prothèse est il guerrit ??
La question dans tout cela, c'est la politique d'accompagnement à mettre en place.
Si on parle de guérisons, ça signifie la suppression des accompagnements si un seuil minimum de compensation est atteint.
GENE

