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Faurum
bonjour,
je vous propose une conference de O.REVOL sur le trouble de l'attention, le reperage, les polemiques sur le depistage, sur les soins .. ce qui gene enormement les enfants, la medications et l'environnement ( comment l'ameliorer) le suivi adulte.. rejoint les conclusion du Professeur HABIB.
http://uplyon.free.fr/core/wp-content/uploads/2010/10/Conf.REVOL_.pdf
bonne lecture_
Très intéressant. Merci cricri.
Deux passages que je relève :
"Tant qu’on n’a pas déroulé au fil de la semaine le bilan, à l’issue duquel des gens m’ont dit "il
y a, ou il n’y a pas de déficit de l’attention, il y a ou pas une dyslexie, il y a ou pas une
dépression", je ne sais pas. On ne règle pas des comptes personnels, on est humble. Et pour
être efficace, on part sans a priori théorique. C’est au bénéfice de l’enfant. On peut se
tromper, on revient sur ce qu’on a dit, on a une flexibilité mentale qui nous permet de se
remettre en question. "
"Ceux qui critiquent la RITALINE, et en particulier l’église de scientologie, disent qu’elle rend
toxicomane. C’est faux. C’est la pathologie causale qui rend toxicomane. Le TDAH, avec son
impulsivité et son manque de jugement, rend toxicomane. Il a été prouvé que la RITALINE
ne rend pas toxicomane. Mais pour autant, ce n’est pas une bonne réponse de montrer à un
enfant que la seule réponse est médicamenteuse. "
Amicalement.
Bonjour,
On ne peut pas dire que prendre de la RITALINE est sans conséquence, mais quand la personne ne peut pas s'en passer pour être mieux, c'est elle qui juge. Moi, cela fait des années que je prends de l'homéopathie et si j'arrête, toutes mes douleurs et maux reviennent. Donc, je comprends.
"la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute"
Nelson Mandela
Claudia, il n'est pas dit que la Ritaline est sans conséquence dans le texte !
O. REVOL a des propos nuancés sur l'utilisation qu'il en fait et il fournit des exemples précis.
Je conseille de prendre le temps de lire le document attentivement, il est très riche en informations.
Amicalement.
Claudia, le professeur Revol propose à des enfants en souffrance de prendre de la ritaline sur 1 à 3 ans, le temps de reprendre confience en eux et de trouver des compensations.
Personne ne parle de prendre de la ritaline à vie. Surtout qu'avec l'accoutumence les effet s'estompent.
GENE
O. REVOL est très clair sur le sujet :
"Pour les américains, les parisiens et quelques lyonnais, la prescription est pour plusieurs
années. Je pense que ce n’est pas une bonne chose et je me bats contre ça. Ce traitement est un
inducteur, mais pas un traitement de fond. Il est rare que je le donne plus d’une année. On fait
une interruption par exemple pendant les vacances et on laisse passer quelques mois. Si c’est
infernal, on se téléphone lors de la permanence téléphonique et on peut prescrire à nouveau.
Aucun enfant n’a gardé ce médicament plus de 2 ans, 3 ans maximum. "
O.K, j'ai tout compris :b
"la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute"
Nelson Mandela
re,
à decharge sur la prise de ritaline au delà de 2 ans... ou qui accompagne toute la scolarité ( pause grandes vacances) ts les departements ne sont pas pourvus en professionnels psy tcc ou psy cognitifs, ou psys informés sur les depressions et cie de l'enfance.
Qd les neuros et pedopsys savent le coin peu fourni en pro relais, ils ne sacrifient pas les enfants sur l'autel du vide. Ce n'est pas forcement une theorie ou un concept sur le fonctionnement de la ritaline mais plutot un desert de remediants sensibilises qui conduit à renouveller la rita_
Moi ce qui m'avait passionné dans ce texte, c'est le pb de la difficulté du diagnostique....Celui-ci demande des toubibs compétents et je ne suis pas certaine que tous les toubibs aient les compétences nécessaires.....Je reprends la partie du texte qui concerne le pb
"Sur 10 enfants qui consultent dans le service, 2 sont des TDAH et repartent avec RITALINE
et conseils.
Au moins 4 ont des troubles de l’humeur et de la dépression. La RITALINE est un
psychostimulant, elle aggrave ces enfants : elle les rend hyperattentifs à ce qui se passe
autour d’eux, à ce que dit l’enseignant, elle permet d’inhiber les distracteurs. Mais elle rend
aussi hyperattentif à ce qui se passe à l’intérieur. Un enfant anxieux ou dysharmonique, ou
déprimé à qui on donne de la RITALINE est encore plus mal.
Si l’enfant est déprimé mais que c’est la conséquence de son comportement hyperactif, la
RITALINE, parce qu’elle améliore son comportement, aura comme effet secondairement une
baisse de la dépression. Mais si l’hyperactivité est le signe de la dépression, l’enfant se fige, a
un visage triste : ce n’est pas une indication.
Dans le service, le médicament est donné le vendredi : les soignants ont le temps de constater
s’il y a effet ou pas. Cela évite les mauvaises indications.
La question du diagnostic est donc primordiale : l’instabilité, symptôme de dépression de
l’enfant, oui, mais est-ce que l’instabilité est secondaire à la dépression ou au contraire, est-ce
que la baisse de l’estime de soi est secondaire, est un retentissement du TDAH, ou encore, estce
que les deux coexistent… et alors, ça devient très compliqué ! D’où l’importance de
l’anamnèse ."(histoire de la personne)
Le problème va donc d'ordre médical trouver le toubib compétent.... c'est bien ce que souligne Cricri
HI HAN !!!!!!!!!!!!!!!
D'abord dire que j'aime beaucoup Revol.
J'aime sa façon d'aborder les problèmes.
Ensuite son texte est très ancien, mème si tout n'est pas démodé, faudrait lire du Revol de 2011.
Sur la dépression, c'est necore plus mélangé que ce qu'il raconte,
car ritaline peut fonctionner chez certains dépressifs.Faudrait encore savoir de quellle dépression on parle, de quels dépressifs on parle.
Sur la toxicomanie le texte est ambigue,
TDHA est en soi un état qui prédispose à toxicomanie,
et à coté de cela il dit mais que va penser l'enfant s'il doit prendre médocs en permanence.
Je milite, je pense pour certains TDHA à l'utilité d'apprendre à se droguer avec des drogues "propres",
en dehors des autres types d'intervention , non directement chimique,
il y a à expliquer comment gérer sa chimie cérébrale.
Il n' ya pas que la ritaline dans la vie.
Sinon vous ne comprendrez jamais pourquoi certains sont tombés dans le tabagisme et font partie de ceux qui ne pourront jamais arréter.
Vous ne comprendrez jamais certaines personnes en abus d'antalgiques,
et on ne parle pas encore de drogues illicites.
Mais Revol faut le solliciter, faut le faire parler, invitez-le,
on en redemande,...
Message édité par : AnneNhauneem / 11-05-2011 09:01
L'autre truc important,
cela fait 20 ans déjà que Russell Barkley fait la distinction entre hyperactif qui nécessite les doses classiques de ritaline
qui aété bien étudié chez eux,
des déficits attentionnels non hyperactifs qui répondent à des doses beaucoup plus faibles de ritaline.
Donc, de là à penser que des doses trop fortes de ritaline ont été données à des déficits attentionnels sans hyperactivité,
et donc des doses mal supportées, et donc de faux mauvais répondeurs à ritaline,
il y a un pas que je franchis allègrement.
Et le jour où on se penchera sur les déficits d'attention des fibromyalgiques,
et leurs hypersensiblités aux médocs qui fait dire aux doses habituelles que cela ne leur convient pas
alors qu'on leur fait prendre 5 cafés au lieu d'un,
bref, le jour où de vrais médecins se pencheront sur les dys,
le jour où les gens comme le Dr Habib qui font du neuropsychologisme à outrance,
alors là on avancera un peu.
On prend ce qu'on trouve sur le net.... Le problème de la dépression est sans doute encore plus complexe... c'est certain..... On progresse et heureusement !!!!
Pour la nicotine j'en ai une vague idée...
"La nicotine imite l'action d'un neurotransmetteur naturel, l'acétylcholine, et se fixe sur un type particulier de ses récepteurs appelé récepteur nicotinique. Ce récepteur va alors changer de conformation, ce qui ouvre le canal ionique qui lui est associé pendant quelques millisecondes. Celui –ci laisse entrer des ions sodium qui vont dépolariser la membrane et exciter le neurone, puis se referme et le récepteur nicotinique devient transitoirement réfractaire à tout neurotransmetteur. C’est cet état de désensibilisation qui va être artificiellement allongé par l’exposition continue à la nicotine.
La dépendance au tabac, qui se développe très rapidement par la suite, vient du fait que les récepteurs nicotiniques sont présents sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale qui projettent leurs terminaisons dans le noyau accumbens. Les stimulations nicotiniques répétées chez les fumeurs augmentent donc la libération de dopamine dans le noyau accumbens. Cependant, le fumeur chronique maintient, entre chaque cigarette, une concentration de nicotine suffisante pour désactiver les récepteurs et pour ralentir leur renouvellement. D’où la tolérance et la réduction du plaisir ressenti.
Après une brève période d’abstinence (une nuit de sommeil par exemple) la concentration basale de nicotine redescend et permet à une partie des récepteurs de retrouver leur sensibilité. Le retour de tous ces récepteurs à un état fonctionnel hausse la neurotransmission cholinergique à un niveau anormal affectant l’ensemble des voies cholinergiques du cerveau. Le fumeur éprouve alors de l’agitation et de l’inconfort qui le conduit à fumer une nouvelle cigarette.
Une autre substance encore mal identifiée de la fumée du tabac inhibe la monoamine oxydase B (MAO B), une enzyme chargée de dégrader la dopamine recapturée. D’où une concentration plus élevée de dopamine dans le circuit de la récompense qui contribue aussi à la dépendance du fumeur."
Admettons que l'on ne produise pas suffisamment acétylcholine, ta clope devient un médoc..... on peut en trouver l'exemple dans cet article....
http://www.drogues-sante-societe.org/vol6no1/DSS_v6n1_art5.pdf
Quant à inviter le toubib dans mon patelin.... Je ne vois pas le faire... LOL, pourtant j'aimerais bien !!!
HI HAN !!!!!!!!!!!!!!!
Tu as écrit en même temps que moi....
Je pense que les deux approches chimiques et psycho sont complémentaires.... Justement parce qu'aujourd'hui on sait que le cerveau n'est pas fait une fois pour toute.... qu'il peut y avoir modification des connexions en raison d'évènements extérieurs....
Et il est certain qu'il faut poser le bon diagnostic, et en plus individualiser les doses...
Le plus gros des hics, c'est que beaucoup ne sont pas prêts à aller dire à son toubib, tu t'es planté cela ne me convient pas.... On a toujours l'impression qu'un médecin est un grand gourou... Il y a de la faute aussi des médecins... Leur 10 ans d'étude ne leur permet pas de savoir ce que je ressens....
En fait comme d'habitude il manque surtout LE DIALOGUE.....
HI HAN !!!!!!!!!!!!!!!
J'espère pouvoir vous en dire plus le 20 mai prochain.
Il faut que je prépare un listing de question.
GENE
Les APEDYS invitent le Dr REVOL qui donne des conférences/débats aux personnes qui se déplacent.
L'article du premier post vient d'ailleurs d'une conférence organisée par une APEDYS.
Exemple, il est attendu le 10 juin en Lorraine, invité par APEDYS Lorraine.
Message édité par : Claude / 11-05-2011 17:14

