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on y arrive plus, gros ras le bol  

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nath34560
(@nath34560)
Nouveau membre

oui j ai pris conseil avec le medecin scolaire qui a fait une reunion avec la principale et les profs pour leur expliquer et mon fils a un pai car il a ete diagnostique par un neuropediatre et il est actuellement dans une classe de 3 ieme decouverte professionelle il a un orthophoniste qui s investie pour que les droits de mon fils soient respectees mais avec tout ca rien ni fait

nath

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Posté : 17/12/2009 11:57
arsene
(@arsene)
Membre de confiance

Bonjour

suite au message d'Isanoe

En régle générale , le médecin scolaire est là pour faire appliquer le PAI qui est un document officiel . Votre fille n'a peut être pas besoin d'un PPS . Vous pouvez aprés discussion avec votre médecin scolaire demander de l'aide auprés du médecin de l'inspection académique voir de l'inspecteur qui s'occupe de la scolarité du handicap . Ils sont de bons conseils comme votre médecin scolaire et peuvent intervenir auprés de l'école . En régle générale cela fonctionne . Si vous étes adhérente APEDYS demander à votre association de vous aider , c'est toujours possible et là aussi nous avons des résultats .

L'adolescence n'est pas toujours facile , il y a un cap à passer et chacun à besoin de se ressourcer .

N'abandonnez pas

Arsene

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Posté : 17/12/2009 12:59
isanoe
(@isanoe)
Membre de bonne réputation

merci

j'attend que ma colere retombe, car dans mon cas, elle a souvent été mauvaise conseillere...

dès la rentrée, je redemande une reunion avec proviseur et prof principal et je reexplique et on recommence...

les vacances sont pour demain, ouf!!! temps pour nous de se retrouver en famille et de penser à des choses agréables, et là, je commencerai à décompresser...

merci en tout cas pour les encouragements de chacun, ne pas se sentir seule c'est vraiment important , cela permet de se sentir un peu plus fort et un peu plus dans son droit...

je souhaite à tous de passer de bonnes fêtes

isa

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Posté : 17/12/2009 6:28
reinette136
(@reinette136)
Nouveau membre

Bonjour Isanoe,

Je comprends tout à fait votre désarrois, je suis exactement dans le même cas avec un garçon en 4ème et oui, je confirme, adolescence et dyslexie ne font pas bon ménage du tout.

Il devient très difficile en tant que maman de continuer à intervenir. Perso, j'ai passé mon temps à être toujours derrière lui, à combler les moindres lacunes, à jouer les professeurs à la maison... Et aujourd'hui, il en a ras le bol, et le résultat est une chute dans les résultats scolaires et une dégradation du comportement (il cumule dyslexie,déficit de l'attention et de la concentration et hyperactivité... encore un mauvais ménage avec ses hormones...), des conflits constants...

On nous a fermé toute les portes, et je ne sais plus quoi faire. En 5ème on avais mis en place un PAI, l'équipe pédagogique l'avais suivi à la lettre et s'était réellement impliquée, cette année : tout le monde s'en fout et pense qu'il pourrait quand même faire des efforts !!! Seulement des efforts, il ne fait que ça... Et comme c'est jamais suffisant, il abandonne et se dit que de toute façon ça ne sert à rien.

Le médecin scolaire reste injoignable (ne réponds pas et ne rappelle pas), la demande d'ordi portable (il est aussi dysgraphique et dysortographique) est refusée malgré le soutien du CHU car son handicap est inférieur à 50 %, le psy ne veut pas nous suivre tant qu'il n'est pas sous ritaline...

En bref, je me sens toute petite, très seule malgré, déprimée et en colèreet pourtant les vacances sont passées....

Où trouver de l'aide, où se faire entendre et comprendre ???? Je me demande parfois si moi aussi je ne vais pas baisser les bras comme tout ces petits qui n'en peuvent plus "d'essayer de faire de leur mieux" et d'entendre que c'est juste passable...!!!!

Le système scolaire n'est pas adapté aux enfants qui ne rentrent pas dans le moule et je crois bien que c'est ça qui me hérisse le plus !!!! C'est gamins ont des capacités bien souvent supérieures à la moyenne ne pourrait-on pas créer un système adapté à ces "10 %" ???

Si certains d'entre vous ont trouvé une solution, s'il vous plait faites le moi savoir, histoire d'éclairer un ciel bien sombre...

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Posté : 04/01/2010 4:33
ArmelB
(@ArmelB)
Membre éminent

Bonjour à toutes,

Je suis un adulte dysléxique. Je ne peux entrer dans votre vie privé mais j'ai l'expérience de mon adolescence et, moi aussi, j'ai fait, un peu, souffrir mes parents par cette incompréhension qui réside entre l'éducation, les parents et l'enfant dysléxique. Sachez que des solutions existent mais certainement pas sous forme de menu. Elles sont propres à chaque famille et englobent autant la spécifité des individus que le milieu socio-éducatifs dans lequels ils évoluent. J'ai passé prés de 28 ans de ma vie à essayer de comprendre qui j'étais, qui était les autres et surtout (question dominante chez un adolescent dyslexique) qu'est-ce que l'on attendait de moi. Je suis aujourd'hui un pére de famille heureux, trés bien intégré dans la vie socio-professionnelle et essayant toujours de pratiquer, malgré mon handicap majeur, ma passion : écrire des livres!

La dyslexie est un combat réel contre la vie lorsqu'elle est mal définie et pas encore apprivoisée par le sujet.

Il ne se passe pas une journée sans que je travaille à sa "correction" mais il ne s'agit plus d'un combat. Il est même des jours ou c'est un plaisir de vivre avec elle.

Je ne sais si mon expérience peu vous être favorable, ni mes conseils plaisant. Mais je me tiens à vos dispositions sur ce site pour vous faire partager mon optimisme et le travail que j'accompli sur moi même.

Cordialement

Armel

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Posté : 07/01/2010 11:11
Claude
(@Claude)
Membre noble

Merci Armel, c'est bien de ce type d'info dont ont besoin les parents et les dys qui cherchent à comprendre.

C'est en fait le noeud de la question d'inclusion dans la vie sociale.

Un ado "ordinaire" a déjà beaucoup de difficulté à savoir qui il est, mais lorsqu'en plus il est différent des autres ados, c'est encore plus difficile.

Connaître son propre fonctionnement n'est pas suffisant cependant, il faut aussi connaître le fonctionnement des autres pour pouvoir s'y adapter.

C'est pourquoi il est important que les parents expliquent le plus tôt possible à leurs enfants DYS ce qu'est la dys et leur explique aussi comment fonctionnent les autres. Cela lui permettra étant ado d'ajuster son comportement le plus rapidement possible selon ce qu'il est lui-même.

C'est toute la question de la différence de perception du monde entre un DYS et un non DYS.

Lorsqu'on perçoit le monde différemment, on a du mal à se comprendre et à comprendre les autres.

Tu as l'air d'avoir réussi ce tour de force tout seul. Ton expérience nous aidera.

Tu es devenu écrivain. Peux-tu nous dire pourquoi tu as choisi cela et comment tu fais avec les problèmes liés à la dys.

As-tu fais beaucoup d'orthophonie ?

Je te demandes cela car mon fils a développé un goût certain pour la littérature malgré les difficultés à lire et à écrire et a de meilleures notes en Français qu'en maths alors qu'au départ c'était l'inverse. Je me demande si la rééducation pendant des années n'est pas à la base de ce revirement. A force de travailler pendant des heures le langage avec un spécialiste et à la maison, on commence à aimer cela, même si au départ ce n'était pas son domaine de prédilection.

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Posté : 08/01/2010 7:29
isanoe
(@isanoe)
Membre de bonne réputation

bonjour à tous et à toutes

tout d'abord une bonne année à tout le monde petits et grands...

je remercie tout ceux qui ont repondu à mon desarroi , car c'est bien cela, et je soujhaite aussi beaucoup de courage à reinette qui se fait bien du souci aussi ... armel merci de nous faire comprendre que malgré les difficultés nos enfants deviennent des adultes et des adultes heureux...

Ces vacances m'ont fait du bien, comme à vous tous je l'espere; j'ai pu cesser un moment de m'angoisser, oublier les profs, le college et l'avenir pour me concentrer sur mes enfants et le plaisir d'être en famille sans contrainte;

j'ai retrouvé aussi des rapports plus serains avec ma fille de 15 ans et cela nous à fait beaucoup de bien, mais c'est bien la preuve que c'est cette scolarité difficile qui "pourrit" nos rapports...

dès la rentrée les mauvaises notes sont arrivées, mais pour l'instant j'essaye de ne pas me focaliser dessus, et j'attend un peu pour revoir le prof principal, car maintenant il faut que j'organise l'orientation de ma fille et c'est un autre souci ...je crois que elle comme moi, avons dejà quitter son college (dans la tête) et reflechissons à l'avenir...je ne veux plus l'assombrir, enfin j'essaye et je la conforte (et me conforte moi aussi) dans l'espoir que commencer par un cap ne lui fermera pas les portes du bac pro qu'elle convoitait tant...

voilà, esperant que tout le monde commence bien l'année, merci encore et à bientot

isa

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Posté : 08/01/2010 11:42
ArmelB
(@ArmelB)
Membre éminent

Bonjour,

Avant tout il faut que je précise que je ne suis pas écrivain. Mon métier est tout autre, mais l'écriture est d'une part un adjuvant à la correction de ma dyslexie et d'autre part une passion qui m'est très personnel. Je n'ai jamais rien édité, et pour cause, je n'ai jamais rien finit. La satisfaction de mon travail est occultée par ma dyslexie. Voila une grande frustration.

A l’heure actuelle je ne fais aucune orthophonie avec des professionnels. J’ai suivi, vers l’âge de 17 ans, la méthode Tomatis et cela pendant 1 an à raison d’une fois par semaine. J’émets encore quelques réserves sur sa plus value me concernant. C’est à l’âge de 35 ans, grâce à la méthode Davis (30h), qu’un réel changement de mon comportement et une meilleure compréhension du phénomène sont apparus. Et je regrette de ne pouvoir continuer cette formation en raison d’une incompatibilité géographique.

« Je te demandes cela car mon fils a développé un goût certain pour la littérature malgré les difficultés à lire et à écrire et a de meilleures notes en Français qu'en maths alors qu'au départ c'était l'inverse. Je me demande si la rééducation pendant des années n'est pas à la base de ce revirement. A force de travailler pendant des heures le langage avec un spécialiste et à la maison, on commence à aimer cela, même si au départ ce n'était pas son domaine de prédilection. »

Mon opinion personnelle est que si ton fils a commencé à aimer la lecture en arrivant même à lire de la littérature avec plaisir c’est que les mots forment une histoire qu’il visualise en image. S’il peut visualiser les mots qu’il lit dans son esprit, il lui apparait, alors, le sens des phrases. Un livre qui plaît à un dyslexique est un livre qui permet la réalisation d’un « film » en 2 ou 3 dimensions dans sa tête. James Cameron n’a rien inventé ! Si la compréhension de la lecture est en bonne voix, l’écriture suivra. En ce qui me concerne j’ai un véritable amour des mots et de leur définition. Ils me permettent, lorsque je m’attarde sur leur compréhension, de créer ma propre pensée en éclaircissant ma compréhension.

Pour comprendre le sens d’une phrase j’ai besoin que chaque mot m’apparaît clairement. J’ai donc développé une recette pour retenir la définition des mots (inspiré de la méthode de Davis).

La technique employée est basée sur deux principes. Le premier est d’écrire le mot en majuscule et de le retourner dans sa tête et dans tous les sens tout en l’épelant à l’endroit et à l’envers jusqu’à ce qu’il soit visualisé flottant dans l’espace. Puis il faut le définir de façon simple. Pour cela le dictionnaire, même si il est le pire cauchemar des dyslexiques, est incontournable. Je travail en permanence, et tout les jours, avec deux dictionnaires. Le petit Larousse et, surtout, le Larousse junior. Ce dernier est un outil précieux du fait de la simplicité de ses définitions. Une fois la définition comprise, ou presque, j’écris de nombreux exemples qui la reprennent. Tout ceci pour associer le mot à une image.

J’entreprends cette démarche dés que je rencontre un mot qui m’empêche de comprendre le sens d’une phrase. Cela veut dire que pour une ligne d’un livre il faut parfois trente minutes de travail. Mais quel bonheur lorsque le lendemain vous êtes capable de replacer quelques mots appris la veille dans une conversation. Il faut toujours commencer par des mots simples et qui soient des concepts. Par exemple, le dernier mot sur lequel j’ai travaillé est : musarder. Facile à retenir, à comprendre et à imager pour un dyslexique. Des mots simples permettront l’engouement de la méthode.

Je peux conseiller aussi, pour faire apprécier la lecture ou pour en entretenir le goût, de lire des livres « simples ». Robert Merle, la Bibliothèque Verte ou rose, la Comtesse de Ségur, Maurice Druon (Tistou les pouces verts), Eric Orsenna (La grammaire est une chanson douce ; et la suite), etc. Ces auteurs écrivent avec des mots qui ne demandent pas de gros efforts de compréhension pour un dyslexique. Personnellement je vous conseille les livres de Eric Orsenna relatant les aventures de Jeanne et Tom.

Sachez que souvent un dyslexique peut lire un mot et penser qu’il le connaît alors qu’il n’en ai rien. Le mot est connu parce qu’il l’a déjà vu, mais il ne peut pas en donner une définition précise et sans faire un effort incommensurable. C’est mots sont les faux amis du dyslexique et ces mots en particulier doivent être travaillés.

Cette méthode fonctionne avec moi. Cela ne veut pas dire quel fonctionnera pour d’autres. Elle demande, pour être bénéfique, une grande motivation et une assiduité certaine.

Cette réponse à votre question est longue mais elle n’est pas exhaustive. Je ne peux relater mon expérience en quelques lignes. Au demeurant aurais-je pu vous donner quelques techniques de correction qui, je le souhaite de tout cœur, apporterons de l’aide à des dyslexiques.

Message édité par : ArmelB / 09-01-2010 00:07

Armel

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Posté : 09/01/2010 1:02
LAC
 LAC
(@LAC)
Membre célèbre

Bonjour,

Merci pour vos témoignages qui sont très importants pour nous parents d'enfants dys.

Personnellement, ils me donnent espoir de par leur positivité.

Je me permets de faire une petite parenthèse en vous conseillant une nouvelle d'Erik ORSENNA qui qu'intitule : Dernières nouvelles des oiseaux, un hommage aux passions et aux différences que j'ai trouvé très beau. Mais peut-être l'avez-vous déjà lue ?

Amicalement.

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Posté : 09/01/2010 10:47
ArmelB
(@ArmelB)
Membre éminent

Bonjour Lac,

En effet le livre Dernières nouvelles des oiseaux est un très beau récit relatant les exploits d’enfants aux capacités extraordinaires pour les uns, anormales pour les autres. Ce livre permet de comprendre, aussi, qu’une différence s’exploite mais ne s’inhibe pas.

J’ai une liste de livre relativement "simple" pour les dyslexiques que je peux vous conseiller. En ce qui me concerne j’ai eu un livre « déclencheur » dans ma jeunesse. C’était « Martin Eden » de jack London. Ce livre m’a fait comprendre très top que même seul, avec un acharnement sans faille je pouvais surmonter tout les obstacles. Je veux rassurer ceux qui connaissent la fin de l’histoire, prémonitoire pour l’auteur, qu’elle ne sera jamais mienne.

Cordialement

Armel

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Posté : 09/01/2010 2:58
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