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Revue de presse Handicap : l’Apf estime le rapport-bilan de la ministre « nul et non avenu »


La secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité a rendu son rapport d’étape sur la loi « Egalité des droits et des chances des personnes handicapées (loi votée en 2005 ).
Valérie Létard a insisté : le bilan est bon. L’« effort public » a progressé de 6 milliards d’euros en quatre ans et atteint 36,8 milliards d’euros. Le nombre d’enfant handicapés scolarisés a augmenté de 30 %, et la Prestation de compensation du handicap est passé de 550 euros en moyenne à 1 100 euros. Globalement, la secrétaire d’Etat est donc satisfaite du bilan de la loi.

Le son de cloche associatif est différent. L’Association des paralysés de France (Apf) a dénoncé « un bilan en forme de chiffres, de données administratives et de description du dispositif législatif, loin des réalités vécues par les personnes en situation de handicap et leur famille » et « une autosatisfaction mal venue ».
Ce rapport est « nul et non avenu » déclare l’Apf qui souligne l’avis également « très critique » rendu par le Conseil national consultatif des personnes handicapées (Cncph).

« Le gouvernement, déclare l’association, semble ignorer les conditions de vie de centaines de milliers de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté ».
Pour ce qui est de l’accessibilité, le bilan est « accablant » dénonce l’Apf qui souligne enfin les retards pris dans « les tarifs et plafonds de la prestation de compensation afin d’améliorer la prise en charge des dépenses liées au handicap »
L’Apf conclut en s’interrogeant sur les moyens dévolus dans l’avenir aux Maisons départementales, à l’éducation et à l’emploi. Elle affiche également ses inquiétudes sur la création de places en établissements d’accueil qui « ne doit pas dissimuler une politique de réduction et d’encadrement des moyens préjudiciable à une qualité d’accueil et d’accompagnement ».

[16.02.09]


Le bilan de la ministre :
www.travail-solidarite.gouv.fr
Et celui de l’Association des paralysés de France :
http://www.apf.asso.fr/
Source : http://www.viva.presse.fr/Handicap-l-Apf-estime-le-rapport_11500.html 

Ci-dessous, le communiqué de presse :

Date : 10 février 2009

A la veille de l'anniversaire de la "loi handicap" du 11 février 2005 et alors que le rapport du gouvernement concernant le bilan et les perspectives en matière de handicap vient de recevoir, ce matin, un avis très critique du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), l'APF tient à exprimer sa colère et dénonce un rapport vide d'orientations qui permettraient de réelles avancées pour les personnes en situation de handicap et leur famille. L'association attend à présent un signe fort comme la création d'un Haut Commissariat aux situations de handicap rattaché directement auprès du Premier Ministre, pour l'application d'une politique transversale du handicap !

Le rapport sur la politique du handicap du gouvernement fait suite à la Conférence nationale du handicap du 10 juin 2008. Préparé par le gouvernement et devant être présenté au parlement, il est censé énoncer un bilan de l'application de la loi handicap du 11 février 2005 et proposer des orientations concernant la politique du handicap.

De façon générale, l'APF dénonce :

- un bilan en forme de chiffres, de données administratives et de description du dispositif législatif, loin des réalités vécues par les personnes en situation de handicap et leur famille ;
- une absence de regard critique dans l'application de la loi ;
- une autosatisfaction mal venue ;
- des orientations abstraites ou inexistantes !

> Ressources : un vide inadmissible !

L'association dénonce également une non-prise en compte de la situation financière dramatique des personnes en situation de handicap : le gouvernement semble ignorer les conditions de vie de centaines de milliers de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, malgré la grande manifestation de 35 000 personnes du 29 mars 2008...Aucune mesure n'est proposée concernant les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler en raison de leur handicap ou leur maladie. Le gouvernement rejette le principe d'un revenu d'existence sans proposer de réponses. La politique en matière de ressources ne peut pas se réduire à une augmentation de 25 % de l'AAH en 5 ans et à une politique de l'emploi qui reste à mettre en oeuvre ...

> Accessibilité : des mesures très en deçà... Accablant !

Au regard des enjeux d'ici 2015, les orientations du rapport sont catastrophiques. Alors qu'il faudrait "un plan Marshall", une véritable impulsion politique et financière - avec la création d'une Agence nationale pour l'accessibilité universelle et des dispositifs d'incitation et de sanctions - le rapport se limite à créer un observatoire de l'accessibilité, la rédaction de guides ou la création de Trophées.

> Compensation : un report de mesures inexplicable...

La prise en compte des activités domestiques et de la parentalité dans la prestation de compensation est renvoyée au projet de "5è risque" alors qu'un décret, qui avait reçu un avis favorable du CNCPH, pourrait prendre en compte dès aujourd'hui cette demande. Le rapport n'indique rien pour faire enfin évoluer les tarifs et plafonds de la prestation de compensation afin d'améliorer la prise en charge des dépenses liées au handicap. Rien n'est indiqué concernant les bénéficiaires de l'ACTP, les exclus de la compensation ainsi que le désengagement de l'Etat des fonds de compensation et le risque à terme de leur disparition.

> Maisons départementales (MDPH) : vers un recul du dispositif

L'APF - avec les autres associations - souhaite le maintien du statut actuel des MDPH (permettant une réelle implication des représentants associatifs) et refuse sa transformation en maison départementale de l'autonomie alors que les MDPH ont déjà bien du mal à fonctionner et dénoncent le désengagement actuel de l'Etat.

> Éducation et emploi : pas de moyens supplémentaires

Le rapport poursuit la politique actuelle sans même corriger les nombreuses difficultés de mise en oeuvre déjà constatées de cette politique.

> Création de place en établissements et services : attention au leurre

Le plan de création de places ne doit pas dissimuler une politique de réduction et d'encadrement des moyens préjudiciable à une qualité d'accueil et d'accompagnement.

L'APF juge donc ce rapport "nul et non avenu" et demande au gouvernement d'impulser une politique ambitieuse et transversale du handicap à la hauteur des enjeux de société.


Aujourd'hui, l'APF demande la prise en compte des questions de handicap dans les politiques publiques, de manière transversale, et mobilisant tous les acteurs politiques, administratifs, économiques et sociaux et culturels.
L'association attend donc un signe fort du président de la République par la création d'un Haut Commissariat aux situations de handicap rattaché directement auprès du Premier Ministre, chargé avec l'appui de tous les ministères concernés, d'impulser une nouvelle étape de politique transversale du handicap en France.

Contact presse :
APF - Sylvaine Séré de Rivières
tél. fixe : 01 40 78 69 60
portable : 06 07 40 16 65
e-mail



Posté le Mardi 24 mars 2009 @ 21:40:09 par adminv

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anealiboron
2142       

anealiboron
  Posté : 31-03-2009 10:40

Le gouvernement est toujours pleinement satisfait de ce qu'il fait....même des conneries évidentes.... et cela en tout domaine. On ne va pas s'étonner de ce nouveau rapport d'auto encensement... Mais je suis pleinement en accord avec l'avis très critique du Conseil national consultatif des personnes handicapées, et par expérience personnelle, au vu de la situation de deux personnes reconnues handicapées pour des raisons très différentes.

Merci monsieur le ministre, mais cela serait génial, si vous preniez non seulement la place des handicapés, mais leur conditions de vie.

Les conditions qui leur sont sans doute faites aujourd’hui, est sans doute préférable au destin morbide auquel voue Malthus Vilfredo Pareto sociologue et économiste libéral (mort en 1924) à tout homme incapable de survivre par les fruits de son travail.

Mais j’ai le sentiment que ces conditions que fait notre société à tous les pauvres vont à l’encontre de l’intention des rédacteurs de la Déclaration de 1789. Ceux-ci figurent parmi les auteurs de la Constitution de 1791. Ce sont économiquement des libéraux et pourtant dans le titre premier consacré aux dispositions fondamentales garanties par la Constitution, ils prévoient :

"Il sera créé et organisé un établissement général de Secours publics, pour élever les enfants abandonnés, soulager les pauvres infirmes, et fournir du travail aux pauvres valides qui n'auraient pu s'en procurer.
Or en 1791 on était encore dans une société de subsistance luttant contre la famine et les épidémies…
Dans une société d’abondance, comme la notre, j’ai le sentiment que le sort réservé par la société aux pauvres infirmes, comme aux sans travail, est indigne.
"

652 euros par mois pour survivre est accordé généreusement à un handicapé civil ayant une pension à taux plein, (c’est-à-dire plus de 80% de taux de handicap et sans aucun revenu, son conjoint ayant un revenu à peine supérieur à 500 euros). Et l’on ne parlera pas du parcours du combattant pour trouver le toubib compétent dans son cas. En dessous de 80 % de handicap rien !

Il est vrai que le montant de l’A.H.H. est supérieure au RMI. Un RMI accordé parcimonieusement aux personnes ayant plus de 25 ans et pas à vie, mais en échange d’un contrat avec le Conseil général qui paie qui l’engage à rechercher du travail ou n’importe quoi qui ressemble à du travail.
Dans cette société dans lequel le travail « abonde » il est vrai qu’il ne faut pas encourager la paresse…. (ironique)

Bon on va voir ce que donne le RSA !!!!

En tout cas Malthus et Ricardo semblent plus écoutés que l’esprit des hommes de la Déclaration de 1789, même si leur œuvre figure dans le Préambule de la Constitution de 1958 et à une certaine valeur juridique.
Bon j’aurais encore beaucoup à dire…Mais je termine avec deux questions ?

Première question : Combien de revenu reste-t-il à une personne à laquelle on applique ce fameux plafond fiscal des 50 % ?

Je cherche et je ne trouve pas… Mauvaise recherche, mais je tombe sur un article de l’OCDE qui ne manque pas de piquant…. Il est tiré de l’observateur de l’OCDE datant de 2009.

Allez le lire…. Ordinairement l’OCDE ne passe pas pour une institution de gauche.

http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/37/Imp_F4ts_sur_le_revenu_:_qui_paie_le_plus__.html

Deuxième question : Avez –vous remarqué que l’impôt indirect (la TVA celui qui rapporte le plus en France) est inversement proportionnel au revenu d’une personne ?

La TVA étant identique pour un achat fait par deux personnes, puisque lié à l’achat d’un produit… Plus le revenu est faible, plus il pèse lourdement sur le revenu d’une personne. Un handicapé touchant royalement ces 650 euros, paiera proportionnellement à son revenu, plus d’impôt qu’une personne touchant un revenu entre plus fort.
La TVA étant l’impôt qui rapporte le plus en France, on peut estimer que proportionnellement il participe amplement au financement de son propre revenu….

Copie à revoir par rapport à l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme.


HI HAN !!!!!!!!!!!!!!!

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