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La dyslexie, l'union fait la force!
   
Document divers Conseil de l'Europe et Dyslexie

 

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http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc04/FDOC10122.htm

Document de travail n°10122 de mars 2004

 

 

 



Diagnostiquer et vaincre la dyslexie chez les enfants

Proposition de recommandation
présentée par Mme Azevedo et plusieurs de ses collègues

La présente proposition n’a pas été examinée par l’Assemblée et n’engage que ses signataires


1.         La dyslexie touche des personnes de tous milieux sociaux et professionnels : des personnes ayant un faible niveau d'instruction comme des personnes titulaires de diplômes universitaires ; les personnes atteintes de dyslexie peuvent apprendre à n'importe quel âge, mais elles ont besoin d'un soutien spécial et spécialisé. On ignore toujours les causes de la dyslexie, bien qu'elle soit de plus en plus visible dans nos établissements scolaires.

2.         Les effets de la dyslexie sur un enfant peuvent être graves, car ils dépassent son corps et son intelligence. Les enfants dyslexiques risquent d'être constamment en butte à la discrimination, de perdre confiance en eux et d'avoir une piètre estime d'eux-mêmes, ce qui est l'un des problèmes psychologiques parmi les plus importants et les plus courants. Un enfant dyslexique doit faire face à des préjugés ainsi qu'à des sentiments de frustration et d'incompétence qui peuvent parfois conduire à des « phobies ». Ces enfants sont très largement privés d'affection, de compréhension et de soins.

3.         En pratique, une personne dyslexique souffre de troubles linguistiques spécifiques qui affectent l'orthographe et la lecture. Il y a une différence entre son potentiel mental et son niveau d'éducation. Etant donné que la dyslexie est un problème spécifique aux enfants, le Conseil de l'Europe devrait l'aborder et l'analyser de manière à trouver une stratégie qui pourrait être mise en œuvre par tous les membres de l'Organisation.

4.         Les pays ne disposent pas tous de structures de soutien éducatif, de méthodes de dépistage et de centres de diagnostic, de groupes de soutien et d'aide aux enfants, de système de formation des enseignants s'occupant d'élèves dyslexiques. Au Portugal, il n'y a pas de service spécifique d'assistance pour les dyslexiques. L'aide est concentrée dans les établissements scolaires ordinaires et incombe aux enseignants chargés, dans ces établissements, du soutien éducatif et aux équipes de coordination de ce soutien. Il n'existe aucun centre de diagnostic ou groupe de soutien. Actuellement, seuls les services de psychologie et d'orientation ou les équipes de coordination du soutien éducatif peuvent apporter une aide.

5.         Toutefois, d'autres pays disposent déjà de moyens différents de lutter contre la dyslexie et de régler ce problème. En Autriche, par exemple, des cours spéciaux sont dispensés aux élèves du primaire et, dans certains établissements d'enseignement secondaire, un cours de soutien est proposé une fois par semaine. Il est important de mentionner que ce soutien et cette assistance psychologique scolaire sont gratuits. En Allemagne, certains établissements ont pris des mesures de protection pour aider les élèves en difficulté à réussir leur année scolaire, comme de ne pas compter les fautes d'orthographe dans les tests et les examens pour ne se concentrer que sur les capacités personnelles des élèves. Néanmoins, en général, il n'y a pas qu'une seule solution pour aider les élèves dyslexiques. En Belgique, des établissements scolaires ou des centres de dépistage décèlent et évaluent la dyslexie. Tous les établissements scolaires belges sont reliés au Centre PMS (Centre psychologique, médical et social) qui est gratuit. Chaque enfant dyslexique peut bénéficier personnellement de l'aide d'un thérapeute et les dépenses engagées sont partiellement remboursées par la Sécurité sociale pour une période maximale de deux ans.

6.         Il serait utile à l'ensemble de la société que l'on puisse dépister la dyslexie chez les enfants d'âge préscolaire dans tous les Etats membres. Les enfants seraient ainsi immédiatement traités, les parents ne gaspilleraient pas leur temps et leur argent à consulter des psychologues ignorant le problème de leur enfant et l'on pourrait réduire le taux d'échec scolaire.

7.         On peut en conclure que chaque pays a sa propre méthode pour traiter la dyslexie, mais il n'existe aucune conception, ni stratégie cohérente que tous les pays pourraient adopter. Par conséquent, l'Assemblée invite les gouvernements des Etats membres à faire une étude sur :

i.          les lois relatives à l'enseignement spécial pour les enfants dyslexiques en vigueur dans leur pays ;

ii.          l'existence de centres de dépistage et de groupes d'assistance ;

iii.         le soutien apporté par les organismes de sécurité sociale ou autres organismes similaires.

8.         L'Assemblée recommande au Comité des Ministres :

i.          d'élaborer des règles communes en matière de dyslexie pour tous les Etats membres du Conseil de l'Europe ;

ii.          de rendre obligatoire le dépistage de la dyslexie chez les enfants d'âge préscolaire ainsi que l'instauration de centres de diagnostic et de soutien éducatif ;

iii.         d'harmoniser les tests de dépistage qui ne doivent contenir aucun type de test d'intelligence (QI). Les tests devraient être gratuits.

Signé
Azevedo, Portugal, PPE/DC
Belohorská, Slovaquie, GDE
Dupraz, Suisse, LDR
Flynn, Royaume-Uni, SOC
Glesener, Luxembourg, PPE/DC
Hancock, Royaume-Uni, LDR
Ionescu, Roumanie, GDE
Kovalev, Russie, GDE
Kox, Pays-Bas, GUE
Marty, Suisse, LDR
McCafferty, Royaume-Uni, SOC
Milotinova, Bulgarie, LDR
Poty, Belgique, SOC
Sysas, Lituanie, SOC
Vis, Royaume-Uni, SOC





Posté le Lundi 10 janvier 2005 @ 11:59:27 par adminv

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