APEDYS
   
La dyslexie, l'union fait la force!
   
Document divers un roman pour les jeunes dyslexiques

chris écrit "

A l'initiative de Mme Schmidt professeur de français, une classe de 5eme du collège Ampére de Lyon, a participé à un concours national pour la réalisation de livres.

Dans cette classe il y avait deux dyslexiques, qui grâce aux encourgements de leur professeur, et au prix de gros efforts, ont réussi à écrire chacun un livre.

Nous vous présentons le premier de ces livres.

Facile à lire, vous pouvez l'imprimer et le faire lire à un jeune dyslexique de 8/12 ans.

Cliquez ici pour obtenir la version Word plus facile à imprimer

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Merci d'avance



 

 

 

 

 

 
 
 
La Foret Hantée

 

 

 

Christopher Parise

 


 

 

CHAPITRE 1

 

 

 

 

 

 

 

Tout  commença par un beau matin de printemps. Je me levai comme d’habitude afin de me rendre au collège par le bus scolaire.je me rendis à l’école en direction   des vestiaires ou nous  avions cours de sport. Je  retrouvai mes camarades nous commençâmes à  parler d’histoire d’horreur Flint un de mes meilleurs amis, commença à nous en raconter une terrifiante : on raconte que la ville  était dans les mains d’une sorcière qui sortait des bois et que l’on verrait la mort dans ses yeux un de la bande à Maxime s’exclama alors

««Je suis sûr que tu as peur d’aller dans le bois… »».

 

 

 

 

                                              

 


 

 

 

CHAPITRE  2

 

 

 

Je lui répondis à mon tour :

« « je ne suis pas peureux, j’irai » ».

Flint lui répliqua :

« « et même mieux je l’accompagnerai » »

La bande à Maxime intervient :

« « nous serons là , » »

Nous nous étions fixé une date :

vendredi 23.

Je me disais en moi même cela ne nous porterait pas bonheur.

 

 

 


 

 

CHAPITRE  3

 

 

 

Le lendemain, nous nous regardions comme des ennemis qui allaient affronter la même chose :la

Peur, l’angoisse d’attendre encore trois jours.

Nous nous sentions stressés.

Flinte me disait de me calmer.

La sonnerie retentit. Nous rentrâmes chez nous. La bande à Maxime n’oublie pas de nous dire que le rendez-vous était à minuit. J’avais raconté à mes parents que j’allais dormir chez Flinte.

De son coté, il avait prétexté à sa famille qu’une séance de cinéma passionnante l’attendait.

Nous nous rejoignîmes et nous engouffrâmes dans la forêt…    

 

 

 

 

 

 

 

                                                


 

 

CHAPITRE   4

 

 

 

 

Arrivés à destination, nous nous aperçûmes que la bande à Maxime ne comportait que trois personnes. Nous nous enfonçâmes dans la forêt. A mesure que nous avancions la peur nous envahissait car le bois devenait de plus en plus dense. Nous traversâmes des fleuves,

nous touchions avec nos mains des choses étranges et inconnues. Nous aperçûmes tout à coup une sorte de maison en haut de la colline. Deux garçons de la bande à Maxime s’enfuirent en courant. Nous montâmes la colline nous n’étions plus que trois Flint, le chef de la bande, Maxime et moi-même. Nous nous approchâmes en silence…    


 

 

 

   

 

 

CHAPITRE   5

 

 

 

 

 

La maison était de couleur noire, recouverte de racines qui l’avaient envahie .Elle était en ruines avec un grand jardin qui n’était pas entretenu. Les arbres s’étendaient sur des plantes toutes fanées. Nous aperçûmes au centre un arbre fruitier : mais les pommes qu’il portait semblaient pourries …

Cet endroit étrange et inhospitalier n’inspirait aucune confiance …Pas un bruit ne donnait vie à ce paysage lugubre et abandonné …Seul, le hululement de quelques chouettes venait parfois troubler le silence …Nous étions de moins en moins rassurés….   

 

           

 

                                           


 

 

CHAPITRE  6

 

 

 

 

Je frappai à la porte vermoulue. Une sorcière m’ouvrit, elle était vêtue de noir. Son visage ne reflétait même pas un brin de pureté, d’amour, de bonheur ni d’aucun sentiment. Maxime, le chef de la bande, la regarda droit dans les yeux et pris de peur, il s’enfuit en courant.

Flint et moi demeurions seuls à présent. La sorcière nous dit d’une voix macabre :

« que faites-vous ici ? je vous conseille de me laisser tranquille et de partir…. »

Je m’adressai alors à elle et lui demandai : « Mon ami et moi désirions connaître le jour et les circonstances de notre mort ».

Elle nous fixa droit dans les yeux, et nous comprîmes

Tout dans son regard terrifiant…

 

 

 

 

                                                  

 

 

 



 

 

CHAPITRE  7

 

 

 

 

Maxime s’enfuit hurlant « je connais l’heure de ma mort, mon dernier jour est arrivé ! »

Je n’en croyais pas un mot et expliquais à la sorcière que les histoires de démons n’existaient que dans les livres. Celle-ci me répliqua alors :

« Détrompe-toi les personnes qui détiennent un pouvoir magique ont une apparence ordinaire et peuvent se cacher sous les traits de tes parents, tes amis, tes professeurs « .

Je n’eus pas le temps de me remettre de ma surprise : elle me propose aussitôt de devenir son apprenti. Je répliquai qu’il me fallait réfléchir à un engagement aussi grave. Elle acquiesça en me précisant que ma réponse devrait être rapide…     

 


 

 

CHAPITRE  8

 

 

 

 

 

                 

Je revins deux jours plus tard…

D’une voix fragile et tremblante, je donnai mon accord à la sorcière. Elle me fixa d’un œil sévère et commença à m’énoncer les lois qui allaient régir mon apprentissage. 

« Tu devras t’attendre à ne plus voir tes parents, tes amis. Tu seras effacé du monde pour 20 ans. Tu deviendras un sorcier et prendras ma place dans ma maison. »

Nous allions commencer la première leçon, elle me présente des vêtements noirs, une sorte de robe, puis un balai, une baguette de 30 cm blanche et noire et un chapeau pointu et foncé.

La deuxième leçon consistait à ranger son établi de sorcière. On y trouvait un chaudron, des fioles, beaucoup de poussière …

J’aperçus une photo d’elle posée sur un vieux meuble vermoulu. Avant même que j’ai pu la détailler, elle se précipita pour la soustraire à mon regard…

Que craignait-elle donc ? Je commençais à regretter ma décision un peu hâtive …Avais-je suffisamment réfléchi aux conséquences de mon engagement ? Mais la curiosité, la soif de pouvoirs étaient les plus forts… La suite me donnerait-elle raison ? Qu’avais-je à gagner dans ce pari insensé?     

 


 

 

CHAPITRE   9

 

 

 

J’insistai et osai lui demander quelles personnes posaient à ses côtés, sur la photo. Elle se troubla et ne répondit pas. Son regard se voila étrangement. Ma curiosité grandissait, mais je me tus, guidé par un étrange pressentiment.

La journée passa très vite : Elle m’invita à des rites étranges et compliqués dont je ne saisissais pas le sens. Epuisé, je m’installai le soir devant un lapin qu’elle avait mijoté dans une grande marmite. L’odeur qui s’en dégageait ne m’inspirait guère confiance, mais j’étais si affamé que je ne pouvais guère me montrer difficile.

La photo continuait à hanter mes pensées ….Je revins alors à une question, à laquelle elle répondit sobrement : « C’était ma famille…Je t’avais prévenu qu’il fallait accepter de tout quitter pour devenir sorcier.

Je ne compris que le soir le sens de ses paroles. Au moment de me coucher, l’habituel bisou de ma mère me manquait terriblement, au point que je ne trouvais pas le sommeil.  

           

 

                                         


 

 

 

CHAPITRE  10

 

       

Le soleil se leva, triste et maussade, après une nuit sans lune pleine de cauchemars. Je commençai à regretter amèrement ma décision…

Qu’allais-je devenir ? Je m’attablai devant des œufs brouillés, presque verdâtre, avec un haut le cœur …J’avalai ce petit déjeuner en silence, la gorge nouée. La sorcière m’expliquait qu’elle allait procéder aujourd’hui à la troisième leçon de mon apprentissage…Elle me parlait de sortilèges. Mais mes pensées étaient ailleurs, auprès des miens…

Je la suivis sans un mot dans son antre poussiéreux, plein de toiles d’araignées, de vieux flacons s’entassaient sur des étagères d’un autre âge…Tout me semblait sinistre. L’humidité envahissait la pièce, des moisissures s’étalaient partout, je crus même apercevoir un rat dans l’obscurité qui régnait. J’ignorais encore, heureusement, que je devrais passer cinq longues années dans cette pièce sordide pour préparer des potions magiques …Les journées s’écoulèrent comme dans un mauvais rêve éveillé, toutes semblables les unes aux autres. J’étais comme anesthésié…Je ne me souviens plus de grand chose de cette époque… Mais, au bout de tout ce temps étrange j’étais parvenu à la moitié de mon apprentissage et la sorcière restait ma seule famille.           


 

 

 

CHAPITRE  11

 

 

 

 

Quinze ans plus tard, devenu un vrai sorcier, les potions magiques n’avaient plus aucun secret pour moi. La sorcière vieillissait … Mes pouvoirs me permettaient de lui rendre sa jeunesse par quelque sortilège, mais elle ne le désirait pas. Je m’occupai d’elle du mieux que je pouvais, mais, malgré mes soins attentifs, elle décéda un jour, sans prononcer un dernier mot …

J’avais à ma charge à présent toute la demeure, les responsabilités m’incombaient …

L a solitude me pesait, mais je n’avais guère le temps de m’attendrir sur mon sort. Les journées passaient, toutes semblables les unes aux autres…

Ma destinée était tracée…La mort m’attendait au bout d’une vie qui n’avait plus de sens depuis ce funeste jour ou Maxime s’était enfui et m’avait laissé seul…Je songeais de temps en temps à Flinte, à la bande à Maxime, puis j’oubliais…Je vieillissais aussi.        

 

 

 


 

 


 

CHAPITRE  12         

 

 

 

 

 

 

Je pris alors la décision la plus difficile de ma vie : il me fallait renoncer à mes pouvoirs, retrouver ma famille, mes amis, ma vie d’avant. Allaient-ils me reconnaître ? Vivaient-ils encore ? M’accepteraient-ils après tant d’années ?

Mais la vie me semblait tellement plus dense et plus riche que tous les dons magiques du monde ? Que m’avaient-ils apporté, sinon solitude et retrait ? ces illusions de domination m’avaient plus aucun sens pour moi… J’avais tout perdu par ma faute …Il me fallait à présent un contre-pouvoir, inventer de nouveaux sortilèges, remonter le temps pour revenir comme avant…

Je devais détruire tout ce que j’avais appris…

La liberté était à ce prix…   

 

 

 

 

 



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Posté le Samedi 12 juin 2004 @ 17:15:51 par apedys

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