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Revue de presse Article Le Monde du 10/01/06 L'éducation nationale précise sa vision du "socle commun"

 

Un article de Martine Laronche

 

Le Haut Conseil de l'éducation, chargé de définir les compétences et les connaissances que chaque élève doit maîtriser à l'issue de la scolarité obligatoire, planche actuellement sur un document de treize pages rédigé par les services du ministère de l'éducation nationale et intitulé "Le socle commun des connaissances et de compétences". Dévoilé par Libération, le 6 janvier, ce texte, transmis au Haut Conseil le 25 novembre 2005, précise les compétences que doivent acquérir les élèves conformément à la loi Fillon. Celle-ci prévoit que 100 % des élèves doivent maîtriser ce socle à l'issue de leur scolarité obligatoire, y compris ceux suivant un apprentissage précoce.

 



 

Le socle commun doit permettre à l'élève "de poursuivre des études, recevoir une formation professionnelle ou s'adapter à l'emploi tout au long de la vie", précise la note. Il ne se substitue pas aux programmes scolaires, mais constitue "un ensemble de valeurs, de savoirs, de langages et de pratiques".

 

A ce stade, le document du ministère est "non publiable" et a pour défaut majeur "de ne pas établir une progression dans la maîtrise des connaissances, en signalant notamment ce qu'on doit savoir à l'issue de l'école élémentaire", considère un membre du Haut Conseil.

 

Au sujet de ce texte, le Haut Conseil devrait auditionner, jeudi 12 janvier, Claude Thélot, qui a présidé la Commission sur l'avenir de l'école de novembre 2003 à janvier 2004. Institué par la loi Fillon du 23 avril 2005, le Haut Conseil a déjà sollicité plusieurs avis : un principal de collège, deux instituteurs, un patron de centre de formation des apprentis, un général, ainsi que Norberto Bottani, qui dirige le service de la recherche en éducation du canton de Genève, en Suisse, ont été entendus.

 

Comme le prévoit la loi Fillon, le socle commun repose, selon la note, sur la maîtrise de cinq grands domaines :

 

La langue française. La maîtriser implique de "lire et comprendre des oeuvres intégrales — brèves ou longues — et de rendre compte de sa lecture", "de savoir rédiger un texte bref, cohérent, construit en paragraphes, en respectant des consignes imposées", "de savoir prendre la parole dans un débat et défendre son point de vue" ou encore "de connaître les structures syntaxiques fondamentales (phrase simple et phrase complexe) et de savoir les utiliser à bon escient".

 

Les principaux éléments de mathématiques. Il s'agit d'effectuer "soit mentalement, soit à la main, un calcul isolé sur des nombres en écriture décimale de taille raisonnable : addition, soustraction, multiplication, effectuer mentalement une division élémentaire", "de savoir manipuler les nombres en écriture fractionnaire (dans des situations simples)", d'utiliser "la notion de chance ou de probabilité pour qualifier certaines situations d'incertitude", de connaître les propriétés élémentaires permettant "de caractériser un triangle isocèle, équilatéral, rectangle" ou encore "un parallélépipède rectangle", d'utiliser dans des situations simples quelques théorèmes de géométrie plane : "Somme des angles d'un triangle, inégalité triangulaire, Thales (dans le triangle), Pythagore."

 

Une culture humaniste et scientifique. Cela suppose la connaissance de "repères (...) nécessaires à la formation d'opinions raisonnées", de savoir "raisonner, mettre au point une démarche logique et faire preuve d'esprit critique", ainsi qu'être "préparé à partager une culture européenne par une connaissance simple de la Bible et de quelques-unes des oeuvres majeures du patrimoine européen" et "comprendre la complexité du monde".

 

La pratique d'au moins une langue étrangère. Les compétences se situent au niveau de celles de "l'utilisateur élémentaire" tel qu'il est défini par le Conseil de l'Europe. Elles prévoient "de saisir l'essentiel de messages simples et clairs", de "décrire ou présenter simplement des gens, des lieux" ou encore "d'écrire des histoires imaginaires, des poèmes courts et simples".

 

Les techniques usuelles de l'information et de la communication. La formule renvoie aux techniques numériques (informatique, multimédia et Internet). Leur maîtrise suppose de "savoir circuler sur la toile et dans un espace virtuel", "de traiter des données numériques à l'aide d'un tableur" ou encore de respecter "les contraintes liées à la propriété intellectuelle et au droit d'auteur".

 

Ce document de travail doit être amendé par le Haut Conseil, qui rendra son avis sur le socle commun, probablement en mars, à Gilles de Robien. Le décret final reste du ressort du ministre.

 

Martine Laronche

Article paru dans l'édition du 10.01.06




Posté le Mercredi 18 janvier 2006 @ 08:59:14 par adminv

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