APEDYS
   
La dyslexie, l'union fait la force!
   
Revue de presse Magazine Cerveau & Psycho un article sur la dyslexie

 

 

 Cerveau & Psycho

Le magazine de la psychologie et des neurosciences N° 12 de novembre 2005 propose un dossier sur la dyslexie.

 

 

Au sommaire "Le point sur : La dyslexie "

  • Êtes-vous dyxesiqlue ?
  • La dyslexie dans les neurones
  • Dyslexie : vers une nouvelle rééducation ?
  • Un autre regard sur la dyslexie

 

Vous trouverez ci-après un avant-goût des sujets abordés, et pour en savoir plus … il faudra acheter le magazine ( 6,90 € ) 



 

Etes-vous dyxesiqlue ?

Bernard Lété - maître de conférences à l’Institut national de la recherche pédagogique (INRP), effectue ses recherches au Laboratoire d'étude des mécanismes cognitifs (EMC/DDL, CNRS 5596)de l'Université de Lyon 2 à Bron.

 

Dans le mot lecture, le t du milieu du mot est perçu plus facilement que dans rxstgmd. Il s’agit d’un effet automatique de facilitation de la perception, qui se manifeste pour les mots, mais pas pour les séquences de lettres illisibles. Cet effet de facilitation serait défaillant chez les dyslexiques.

Extrait :

Durant le mois de septembre 2003, de nombreuses boîtes de courrier électronique furent envahies par le message suivant : " Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mtos n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. " De même, si vous regardez le titre du journal reproduit sur la page ci-contre, voyez-vous l’erreur ? La plupart des lecteurs ne la voient pas. Apparemment parce que l’on traite les mots de façon globale. [...]

 

La dyslexie dans les neurones

Franck Ramus - est chargé de recherches au CNRS, Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique EHESS/ENS/CNRS à Paris, et associé à l'Institut des neurosciences cognitives de Londres (Institute of Cognitive Neuroscience, University College, London).

 

Les cerveaux de personnes dyslexiques présentent des amas de neurones dénotant un développement anormal. Les zones cérébrales de la lecture s’organisent mal à cause de ce défaut, peut-être d’origine génétique.

Extrait :

En France, un enfant sur quatre est atteint de ce qu’il est convenu d’appeler des problèmes de lecture : difficultés de déchiffrage, lecture hachée, erreurs fréquentes, inversion de certaines syllabes, etc. Pour autant, s’agit-il toujours de dyslexie ? La dyslexie désigne les retards de lecture qui ne sont imputables, ni à un retard d’éducation, ni à une déficience intellectuelle, ni à des problèmes d’attention, ni à une mauvaise insertion dans le système scolaire. En d’autres termes, le dyslexique serait un enfant ayant été éduqué dans de bonnes conditions, scolarisé normalement, qui ne souffre d’aucun retard mental, d’aucun trouble de l’attention, mais qui présente néanmoins un retard de lecture par rapport à ses camarades. De tels enfants représentent environ cinq pour cent de leur classe d’âge, un chiffre qui se retrouve dans l’ensemble de la population. [...]

 

Dyslexie : vers une nouvelle rééducation ?

Pascale Colé - professeur de psychologie cognitive, travaille dans le Laboratoire de psychologie et neurocognition, CNRS, UMR 5105, à l’Université de Savoie, à Chambéry.

Christel Leuwers - est maître de conférences à l’Université de Savoie, à Chambéry.

Séverine Casalis - est maître de conférences au Laboratoire URECA, EA 1059, Université Charles de Gaulle à Lille.

Liliane Sprenger-Charolles - est directrice de recherches au Laboratoire de psychologie expérimentale, CNRS UMR 8581, à l’Université de Paris V.

 

Certains dyslexiques ne parviennent pas à associer un son de parole à une lettre ou à un groupe de lettres. Toutefois, ils identifient correctement les unités de sens au sein des mots : les morphèmes. En développant leur conscience des morphèmes, pallierait-on certaines difficultés de lecture ?

Extrait :

Cinq pour cent environ de la population serait dyslexique. Selon la Fédération mondiale de neurologie, on diagnostique une dyslexie lorsqu’un enfant présente un trouble durable et persistant d’acquisition de la lecture survenant en l’absence de troubles sensoriels et psycho-affectifs (il entend, voit et perçoit correctement, bénéficie d’un environnement affectif normal), de capacités intellectuelles normales, d’un milieu socio-culturel stimulant et d’une scolarisation adéquate.

La dyslexie se caractérise par une lecture lente et laborieuse, entachée de nombreuses erreurs résultant d’une difficulté à identifier les mots écrits. Cette identification déficiente se répercute sur la compréhension écrite alors qu’en général la compréhension orale des dyslexiques est d’un assez bon niveau. [...]

 

 

Un autre regard sur la dyslexie

Zoï Kapoula - directrice de recherches CNRS, est responsable du Groupe IRIS, attaché au Laboratoire de physiologie de la perception et de l’action, CNRS-UMR 7124, au Collège de France.

Maria Pia Bucci - travaille au Laboratoire de physiologie de la perception et de l’action, CNRS-UMR 7124, au Collège de France.

 

Une difficulté oculomotrice a été mise en évidence chez les enfants dyslexiques : leurs yeux convergent et divergent plus difficilement que chez les autres enfants, ce qui entraîne une lecture lente et fatigante. Un entraînement approprié réduirait cette fatigue visuelle.

Extrait :

Vision – motricité du regard – attention – apprentissage visuomoteur, cet ensemble de fonctions physiologiques constitue la base de la lecture. La lecture commence par la vision. Un mot flou, double, mal discerné ne peut pas être lu. Frustrés, nous l’abandonnons pour orienter notre regard ailleurs et entreprendre une autre activité, là où la vision fine n’est pas nécessaire. Qui n’a pas déjà fait cette expérience à partir de 40-45 ans, jusqu’à ce qu’une paire de lunettes vienne à notre secours, et nous redonne l’appétit de la lecture ?

Quel lien avec la dyslexie ? L’enfant dyslexique ne présente pas de pathologies visuelles, et sa fonction visuelle de base est normale. Après avoir rappelé comment nous lisons, nous verrons ce qui gêne les enfants dyslexiques. [...]




Posté le Lundi 21 novembre 2005 @ 10:41:46 par adminv

Liens Relatifs



Page Spéciale pour impression  Envoyer cet Article à un ami 


Tous les Logos et Marques sont déposés, les commentaires sont sous la responsabilité de ceux qui les ont publiés. pour plus d'informations

Temps : 0.0505 seconde(s)