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Revue de presse RENTRÉE SCOLAIRE DES ÉLÈVES HANDICAPÉS

un document de la FNASEPH
(Fédération Nationale des Associations au Service des Elèves
Présentant une situation de Handicap "Grandir en Société")

CE QUE MASQUE LES ANNONCES GOUVERNEMENTALES

 

Comme ses prédécesseurs, le Ministre de l’Éducation Nationale vient d'annoncer des nouvelles créations de postes pour la rentrée les élèves handicapés.

La communication du gouvernement axée sur l'accroissement des moyens laisse à penser que tout est fait pour les élèves handicapés. Or sur le terrain, au quotidien, non seulement les moyens ne sont pas suffisants, mais la qualité du service apporté décroît au fur et à mesure de l'empilement des mesures et des moyens. Un enquête approfondie sur le sujet le démontrerait facilement :

 



  1. Il ne s'agit pas de réelles créations d'emploi, mais de redéploiement d'emplois existants : transformation progressive des emplois jeunes associatifs et des aides éducateur en assistants d'éducation, transformation progressives des CES en CAE. Les syndicats le confirment.
  2. Les temps d'accompagnement des élèves sont réduits pour servir tout le monde. Ils correspondent à une répartition du budget disponible et non à la satisfaction des besoins. Les familles le confirment.
  3. Le service est rigidifié, planifié sur une année sans adaptation possible. Un assistant d'éducation disponible sans accompagnement d’enfant, ne peut pas remplacer un assistant d'éducation malade de l'établissement d'à côté. Inversement, un accompagnateur dont l'enfant à accompagner est malade doit rester dans son établissement, même si des besoins sont à satisfaire dans une autre établissement. Les textes le confirment.
  4. Les formations d'adaptation à l'emploi des personnels s'effectuent souvent après plusieurs mois de pratique non encadrée : 1 encadrant pour plus d'une centaine de salariés dans certains département. Les assistants d'éducation-AVS le confirment.
  5. Au-delà du débat sur les moyens, nous déplorons la gestion des moyens mis en oeuvre. Sont-ils vraiment au service du public ou des annonces au public ? Le communiqué de presse ci-dessous vous en donnera un aperçu.

    Marie-Christine PHILBERT, Présidente.
    La FNASEPH regroupe 50 collectifs associatifs départementaux et 6 associations nationales du monde du handicap. FNASEPH, Maison de l’Enseignement, 13 Impasse Saffray, 72100 LE MANS 
    E-mail : fnaseph@wanadoo.fr

COMMUNIQUE DE PRESSE SEPTEMBRE 2005

RENTRÉE SCOLAIRE DES ÉLÈVES HANDICAPÉS :
Derrière les discours et engagements officiels,
LA RÉALITÉ SUR LE TERRAIN …

L’intérêt de scolariser les enfants handicapés n’est plus à prouver. Partout où ils sont accompagnés dans leur intégration scolaire par des moyens adaptés et de qualité, on observe immédiatement les bénéfices, tant pour les enfants concernés que pour les autres élèves. Ils progressent statistiquement beaucoup plus et ainsi augmentent leurs chances de réussir ultérieurement leur insertion sociale et professionnelle.

Et pourtant …

Pour les parents d’enfants en situation de handicap, la rentrée scolaire constitue chaque année un nouveau parcours du combattant : constitution de dossier, passage devant les différentes commissions pour obtenir la mise en oœuvre du projet individuel de scolarisation avec les moyens adaptés. 

Et quand ces moyens sont accordés par les commissions, rien ne prouve qu’ils seront ensuite mis en place, faute de moyens humains et/ou financiers, ou faute d’organisation et de planification des services concernés …

Les familles ne peuvent pas accepter cette situation particulièrement injuste.

Jusqu’à quand nos enfants n’auront-ils droit dans notre pays qu’à du bricolage ?

L’égalité de traitement sur tout le territoire, inscrite aux frontons de la République, doit être mise en œuvre pour les élèves en situation de handicap comme pour les autres.

La FNASEPH insiste pour que nos enfants ne soient pas mis, de fait, en marge de l’école, lieu privilégié d’intégration sociale et d’apprentissage de la citoyenneté. 

La loi du 11 février 2005, dans ses termes, pose ce droit incontestable. Le discours de rentrée du Ministre de l’EN, aux associations de parents en situation de handicap, confirme bien ce droit et rassure…

… Mais sur la réalité sur le terrain est bien différente et les mots ont du mal à vivre !

La FNASEPH dénonce par exemple …

  1. Le manque de postes d’AVS, ce qui en conséquence se traduit par : 
    • l’émiettement des temps d’accompagnement pour tenter de répondre au plus grand nombre d’élèves,
    • le non-respect des propositions des équipes éducatives par les instances décideuses, au détriment de la qualité de l’accompagnement de l’élève,
    • le retour des emplois d’AVS, directement salariés par les familles, c’est-à-dire le report sur les familles, des missions et responsabilités du service public d’éducation
  2. L’inadéquation entre les moyens d’encadrement, de gestion et de formation mis en place et les exigences de mise en œuvre d’un service départemental de qualité.
  3. Des pratiques et des choix académiques différents qui se traduisent sur le plan national, par une inégalité de traitement des demandes et de réponses apportées.

  4. La FNASEPH demande le respect des engagements du Président de la République, avec l’application de la loi et la mise en place des moyens nécessaires à la scolarisation des élèves en situation de handicap, notamment par :

    • La création (en urgence) de postes d’AVS en nombre suffisant pour faire face aux besoins;
    • Une véritable formation visant la professionnalisation des AVS : ne parlons plus de " mission " mais de " métier " ;
    • La création d’un véritable service d’accompagnement scolaire, au sein des Inspections Académiques, avec de réels moyens de fonctionnement ;
    • Un réel plan de formation pour les personnels enseignants futurs et déjà en poste ;
    • Des procédures souples et respectueuses des familles ;
    • La mise en cohérence avec la mise en place des Emplois de Vie Scolaire ;
    • ….


    La patience des parents est épuisée devant les difficultés sans cesse rencontrées.

     

    Ils ne comprennent plus les discours si politiquement corrects, sans cesse renouvelés et pour leur expérience personnelle si peu, mis en actes …

    Aujourd’hui, après des années de patience : TROP C’EST TROP ! ou plutôt TROP PEU C’EST TROP PEU !

    Nos enfants constituent aussi une priorité pour l’école !

    "Dans ses domaines de compétences, l’Etat mette en œuvre les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés " (Art.L.112-1).




Posté le Lundi 05 septembre 2005 @ 10:02:53 par adminv

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