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Revue de presse Déficit de l'attention avec hyperactivité - Article du Quotidien du Médecin

  Quotidien du Médecin     
Article du 28 Juin 2004 par Ludmila COUTURIER

Déficit de l'attention avec hyperactivité
Concerta LP, une prise unique par jour chez l'enfant

Les manifestations comportementales du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité peuvent gravement perturber l'enfant comme son entourage. Concerta LP, des Laboratoires Janssen-Cilag, permet d'éviter les prises multiples de méthylphénidate.




L'UNE DES affections pédopsychiatriques les plus fréquentes, le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (Tdah), nécessite une stratégie thérapeutique multimodale. Elle comprend les volets éducatif, pédagogique, psychothérapique et le traitement médicamenteux, si le diagnostic est solidement étayé et les symptômes suffisamment sévères.
Concerta LP, la première formulation de méthylphénidate à libération prolongée, administré en une dose journalière, apporte un plus dans le traitement des enfants de plus de six ans et des adolescents.
Des enfants marginalisés et rejetés par les adultes et par les autres enfants, telles sont les graves conséquences du Tdah, qui s'inscrit dans le cadre d'une maladie chronique.


L'échec scolaire.
Le déficit de l'attention de l'enfant, son agitation incessante, son incapacité de respecter les contraintes de la classe et sa mauvaise opinion de lui-même entraînent l'échec scolaire. Ses parents vivent aussi un stress important et risquent de devenir agressifs et/ou dépressifs.
Environ 20 à 30 % des formes de l'enfance s'atténuent nettement, voire disparaissent à l'adolescence ; toutefois, les difficultés de l'enfance peuvent laisser des séquelles. Chez les adolescents non traités, on constate moins d'activité motrice exagérée, mais les troubles de l'attention restent marqués avec une sensation intérieure d'agitation et d'impatience. Il ressort des études qu'ils consomment plus de substances psychotropes et en deviennent plus dépendants que les autres. Le Tdah apparaît comme la voie finale d'un terrain prédisposant et d'un environnement défavorable.
L'état actuel des connaissances suggère la participation d'un dysfonctionnement de certains circuits cérébraux et d'un déficit en dopamine et en noradrénaline au niveau préfrontal. L'imagerie cérébrale a montré une baisse du métabolisme du glucose dans le cortex préfrontal ainsi qu'une diminution du débit sanguin des aires frontales.


Les diagnostics différentiels.
Comme le souligne le Dr F. Kochmann, il convient en premier lieu de se pencher de façon rigoureuse sur les diagnostics différentiels : turbulence normale d'un enfant un peu vif ; dépression de l'enfant, dont les premières manifestations sont l[212]hyperactivité et l'irritabilité ; environnement défavorable ; troubles sévères de l'apprentissage ; précocité intellectuelle ; sans oublier les effets iatrogènes de certains médicaments comme les antiépileptiques ou les corticoïdes.
Le diagnostic de Tdah s'appuie sur : au moins 6 symptômes d'hyperactivité/impulsivité et 6 symptômes d'inattention entraînant un retentissement fonctionnel, persistant depuis au moins six mois, présents avant l'âge de 7 ans, au moins dans deux environnements différents (école, maison) et ne pouvant pas être expliqués par une pathologie psychiatrique sous-jacente. Selon les études internationales, plus de la moitié d'enfants présentent des comorbidités associées, tels que des troubles de l'humeur, des troubles anxieux, des tics, des troubles obsessionnels avec provocation, des difficultés d'apprentissage du langage (dyslexie).
La prise en charge du Tdah doit être multidisciplinaire afin que l'enfant puisse apprendre à contrôler son comportement et gérer son attention. Diverses approches sont utilisées : psychothérapie de soutien ; thérapies comportementales, familiales et psychopédagogiques ; rééducation psychomotrice ; relaxation.


Le méthylphénidate, stimulant nerveux central.
Le traitement médicamenteux de première intention est le méthylphénidate, un stimulant du système nerveux central. Il augmenterait la concentration de dopamine et de noradrénaline. Il est utilisé dans cette indication depuis 45 ans. Ses effets ont été mis en évidence au niveau moteur (diminution de l'agitation), au niveau social (l'enfant est plus habile dans ses relations, ses attitudes d'opposition et de défi sont réduites) et au niveau cognitif (l'enfant soutient mieux son attention, il est moins distrait et moins impulsif).
Le nouveau traitement Concerta LP, mis à disposition par Janssen-Cilag, représente un progrès. Il permet d'éviter les prises multiples de méthylphénidate, responsables de fluctuations des concentrations plasmatiques du principe actif et d'une stigmatisation de l'enfant à l'école. La galénique innovante (le système Oros) de Concerta LP permet le maintien de douze heures d'efficacité et autorise donc une administration en une seule prise le matin avant le départ à l'école. Lorsque l'enveloppe externe du médicament se dissout, la concentration maximale est atteinte en une à deux heures, puis le méthylphénidate contenu dans deux couches internes est progressivement libéré pendant dix heures.
Les trois étude contrôlées (dont une sur vingt-quatre mois regroupant 407 patients) montrent que l'efficacité et la tolérance de Concerta LP sont équivalentes à celles de trois prises par jour d'un traitement par méthylphénidate à libération immédiate. Chez la majorité des enfants l'appétit est resté identique (77 %) et la qualité du sommeil a été évaluée comme bonne par 73,6 % des parents.


> LUDMILA COUTURIER


Conférence de presse organisée par les Laboratoires Janssen-Cilag, avec la participation des Drs O. Revol (Lyon), F. Kochman (Lille) et R. Cheminal (Montpellier).






Posté le Lundi 07 février 2005 @ 11:19:24 par adminv

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Anonyme
4305       

Anonyme
  Posté : 04-03-2005 09:49

Les effets secondaires potentiels des médicaments à base de methylphenidate semblent encore mal étudiés malgré leur large utilisation. En particulier une étude récente effectuée à l’université du Texas, non encore publiée mais disponible sur internet (lien et résumé ci-dessous) semble indiquer une augmentation des aberrations chromosomiques significative lors de l’utilisation chez les 12 enfants étudiés de Ritaline, après 3 mois d’utilisation. Les auteurs précisent cependant que le nombre d’enfants sur lequel portait l’étude est trop faible et que de nouvelles recherches devraient être entreprises avant d'en tirer des conclusions. Toutefois il est quand même inquiétant que les aberrations chromosomiques relevées concernaient 12 des 12 enfants étudiés. Et puis le methylphenidate est un psychostimulant dont la pharmacodynamique est similaire à celle de la cocaïne ou d’amphétamines (voir l’article suivant, présent sur le même site).

Article de l’Université du Texas :
http://www.sciencedirect.com/science/journal/03043835
Section Articles in Press
Cytogenetic effects in children treated with methylphenidate
Randa A. El-Zeina, Sherif Z. Abdel-Rahmanb, Matthew J. Hayb, Mirtha S. Lopeza, Melissa L. Bondya, Debra L. Morrisb and Marvin S. Legatorb, ,

aDepartment of Epidemiology, Box 189, The University of Texas M.D. Anderson Cancer Center, Houston, TX 77030, USA
bDepartment of Preventive Medicine and Community Health, The University of Texas Medical Branch, 2.102 Ewing Hall, Galveston, TX 77555-1110, USA

Received 22 November 2004; revised 6 January 2005; accepted 10 January 2005. Available online 16 February 2005.

Abstract
In recent years there has been a surge in methylphenidate (Ritalin) use for treatment of attention deficit/hyperactivity disorder (ADHD) in children. However, there is a paucity of information on whether this drug poses any potential health risks, such as mutagenicity or carcinogenicity, for humans. To address this issue, we investigated whether this central nervous system stimulant produces cytogenetic abnormalities in pediatric patients at therapeutic levels. In a population composed of twelve children treated with therapeutic doses of methylphenidate, we analyzed three cytogenetic endpoints in peripheral blood lymphocytes obtained before and three months after initiation of treatment with this drug. In all participants, treatment induced a significant 3, 4.3 and 2.4-fold increase in chromosome aberrations, sister chromatid exchanges and micronuclei frequencies, respectively (P=0.000 in all cases). These findings warrant further investigations of the possible health effects of methylphenidate in humans, especially in view of the well-documented relationship between elevated frequencies of chromosome aberrations and increased cancer risk.
Keywords: Methylphenidate; Chromosomal aberrations; Genotoxicity; Children; ADHD

Etudes sur les effets possibles d'un traitement à long terme :
Behavioral reactivity to a noradrenergic challenge after chronic oral methylphenidate (Ritalin ®) in rats
Denise LeBlanc-Duchin and Harald K. Taukulis ,

Department of Psychology, University of New Brunswick, Saint John, New Brunswick, Canada E2L 4L5

Received 3 April 2004; revised 10 August 2004; accepted 20 September 2004. Available online 11 November 2004.

Abstract
Methylphenidate ( Ritalin ®) is routinely used for the treatment of attention-deficit/hyperactivity disorder (ADHD). It is a psychomotor stimulant with pharmacodynamics similar to those established for cocaine and amphetamine with primary activation of the noradrenergic and dopaminergic systems. Long-term exposure to psychostimulants including methylphenidate (MPD) is believed to result in enduring functional changes along both these pathways and various behaviors mediated by these systems may be affected. In the present experiment, the effects of intermittent oral administration of methylphenidate (10 mg/kg) to rats over a 4-week period were subsequently (after a drug washout interval) assessed in three animal models sensitive to noradrenergic manipulation: the elevated plus-maze, predator odor avoidance, and social interaction tests. The behaviors of methylphenidate-experienced animals were compared with untreated controls. Thirty minutes prior to testing, half the animals with each of these histories received an injection of yohimbine hydrochloride (2.0 mg/kg), an α2-adrenoreceptor blocker intended to evoke noradrenergic system activation, while the remainder received a saline injection. Yohimbine was expected to reduce both exploration of novel stimuli and interaction with conspecifics, and it was predicted that methylphenidate would potentiate these effects. Relative to saline-tested controls, rats that received both the methylphenidate treatment and the yohimbine challenge exhibited the least exploration in the predator odor test and the lowest duration of interaction with an unfamiliar conspecific partner in the social interaction test. The behavior patterns observed in this group of rats suggest heightened emotionality and defensiveness that are typically seen when rats are administered drugs known to be anxiogenic in human subjects. In the plus-maze, exploratory locomotor activities remained unaltered by either drug while yohimbine decreased risk-assessment behaviors, an effect that remained uninfluenced by methylphenidate pretreatment.
Keywords: Methylphenidate; Yohimbine; Plus-maze; Predator odor test; Social interaction test; Defensive behavior


Anonyme
4305       

Anonyme
  Posté : 01-06-2005 21:55

LA VRAIE CAUSE DE L'HYPERACTIVITE
Les erreurs à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas hyperactif


Ce commentaire anonyme développait des théories surprenantes, aussi nous l'avons supprimé
Chris

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