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Document divers LES DYS : Quelle réalité ? Comment y répondre ? Moyens et limites - Intervention du Dr POUHET

LAC écrit "

Lors du colloque organisé par Apedys Hérault et DMF à Montpellier le 18 septembre 2010, le Dr Alain POUHET est intervenu sur le thème  "Les DYS : QUELLE REALITE ? COMMENT Y REPONDRE ? MOYENS ET LIMITES". ANAPEDYS vous propose de revenir sur cette intervention toujours d'actualité





Le Dr POUHET  donne en premier lieu une définition des enfants DYS : "Etre un enfant DYS c’est être en situation de difficulté ou d’échec scolaire dans un contexte particulier."

 

Il explique ensuite que ces difficultés existent depuis longtemps, qu'elles ne sont pas transitoires et que de plus elles sont dites sévères. Il ne s'agit en aucun cas d'un retard, mais d'une pathologie.

 

Trois critères définissent ces DYS relevant de troubles spécifiques :

 

- Intelligence générale normale voire supérieure à la normale

- Inexistence de pathologie médicale pouvant expliquer les difficultés à l'école

- Environnement et cadre de vie dit normatifs, lesquels ne constituent pas un obstacle aux apprentissages (fréquentation régulière de l'école, adultes de l'entourage respectueux envers l'enfant...).

 

 

Ces trois critères réunis : l'enfant peut être donc défini comme "DYS".

 

Selon le Dr POUHET, les apprentissages scolaires exigent que l'enfant soit en mesure de mettre en place des fonctions au niveau cérébral (traitement des informations "en entrée" dans le cerveau ; préparation, programmation des réponses ; fonctionnement  cérébral optimal par le biais de fonctions exécutives performantes : l'attention, la mémoire de travail, la mémoire à long terme...).

 

Or, des dysfonctionnements peuvent, au niveau cérébral, venir perturber les apprentissages scolaires et demandent alors des adaptations (trouble de reconnaissance des images, trouble des fonctions exécutives...)

 

 

" Même si les Dys ont des capacités d’intelligence générale normales,  

même si les différentes fonctions cognitives des modules cérébraux n’ont pas la même importance, 

les fonctions exécutives auront des conséquences globales :  

un enfant qui a des troubles sévères de l’attention,  

un enfant qui a des troubles sévères de la mémoire,  

ou bien un enfant qui a des troubles sévères du langage  

sera en difficulté dans tous les apprentissages. "

Le Dr POUHET met en avant que selon les différents troubles des différentes fonctions cognitives, les conséquences ne seront pas les mêmes sur les apprentissages.

 

La responsabilité de l'adulte s'impose alors : lui seul peut "décider à un moment donné de mettre l'enfant dans des conditions plus favorisantes pour pouvoir mieux entrer dans les apprentissages".

 

L'environnement joue également un rôle prépondérant : il peut contribuer à améliorer comme à aggraver le handicap. 

 

" Les dyslexies, les dyscalculies, les dysgraphies, les dysorthographies et l’échec global 

mais avec une tonalité particulière sont des Troubles Spécifiques Des Apprentissages (TSA) 

c'est-à-dire ce sont les conséquences des Troubles Cognitifs Spécifiques. 

Autrement dit, les TSA ne sont donc pas des diagnostics et il est donc plus intéressant de 

savoir pourquoi on est dyslexique, le but étant de proposer à l’enfant des 

aménagements adaptés aux troubles à l’origine de sa dyslexie. "

 

 

Le Dr POUHET souligne le fait que définir un enfant DYS doit se faire à partir de bilans les plus complets possibles ceci afin de mettre en place les outils adéquats pour aider l'enfant dans sa scolarité.

Mais il explique surtout la situation de double tâche dans laquelle se retrouve fréquemment l'enfants DYS, lorsqu'il "s'épuise à vouloir dépasser ce qu'il ne sait pas faire au dépend de ce qu'il pourrait faire facilement s'il n'était pas DYS". L'enfant est donc lent, fatigable et jamais réellement autonome.

 

C'est là qu'un plan personnalisé de compensation, sous forme d'un Projet Personnalisé de Scolarisation par exemple, doit être envisagé et mis en place. Mais le Dr POUHET estime également que la scolarité d'un enfant DYS peut être très bien envisagée sans PPS. Cela passerait alors par un travail de l'équipe plurisdisciplinaire qui proposerait des adaptations et des aménagements en utilisant les points forts de l'enfant. 

  

En conclusion, il soulève la nécessité :

- d'une formation pour les enseignants, les médecins, les psychologues et les rééducateurs

- d'aides matérielles et humaines (AVS en cas de nécessité absolue)

- de structures pour les diagnostics et les soins : SESSAD ou réseaux de soins spécialisés ainsi que pour les scolarisations adaptées : CLIS, ULIS, ...

 

Pour découvrir l'intégralité du document : cliquez ici.





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Posté le Lundi 30 mai 2011 @ 21:26:24 par apedys

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