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La dyslexie, l'union fait la force!
   
Document divers Lettre au Ministre de l'Education National Luc Chatel, ou sont passé les DYS ??

 

Nous avons écrtit une lettre a Luc Chatel, Comme la réponse se fait attendre nous la rendons publique

 

A Monsieur Luc CHATEL,
Ministre de l’Education nationale
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07


ELANCOURT, le 15 novembre 2010

 

Monsieur le Ministre,

 

Où sont passés les élèves souffrant d’un trouble du langage et de la parole ?


Le pourcentage de la population souffrant de troubles spécifiques du langage oral et/ou écrit et nécessitant une prise en charge particulière par l’Education nationale est en moyenne de 5% selon la nomenclature française (1), et de 8 à 10% selon l’OMS (enfants normalement scolarisés présentant un réel handicap lié à la dyslexie) (2).

 



Prise en charge en primaire :

En France métropolitaine et dans les DOM, les écoles du premier degré scolarisaient 6 647 100 élèves à la rentrée 2009. Le total des élèves souffrant de troubles du langage et de la parole est donc au minimum selon les critères français de 332 355.

En 2009, 11 349 élèves ayant un trouble du langage et de la parole sont scolarisés dans le premier degré (2 ans à12 ans et plus) avec ou sans accompagnement par un auxiliaire de vie scolaire. (3)


Ils représentent 9,3% de la population handicapée scolarisée à l’éducation nationale en classe ordinaire ou en CLIS.

Le total des élèves souffrant de troubles du langage et de la parole dépistés et aidés dans leur cursus scolaire en primaire est donc de 0,17 %.


Où sont passés les 321 006 élèves de primaire non repérés, non dépistés, non pris en charge, non aidés dans leur scolarité et souffrant de troubles du langage ou de la parole ? Sont-ils mal orientés dans des structures de type médico-sociales non adaptées à leur handicap ? Sont-ils à domicile ?

Sont-ils en grave échec scolaire avec développement consécutif de troubles psychologiques et d’adaptation sociale importants ?


Prise en charge dans le secondaire :

À la rentrée 2009, les établissements publics et privés du second degré accueillaient 5 331 700 élèves dans la métropole et les DOM. Le total des élèves présentant un trouble du langage et de la parole est donc au minimum de 266 585.

 

En 2009, 13 033 élèves ayant un trouble du langage et de la parole sont scolarisés dans le second degré (11 ans et moins à 20 ans et plus) avec ou sans accompagnement par un auxiliaire de vie scolaire (3). Ils représentent 20% de la population handicapée scolarisée à l’éducation nationale en classe ordinaire ou en UPI.


Le total des élèves souffrant de troubles du langage et de la parole dépistés et aidés dans leur cursus scolaire en primaire est donc de 0,24 %.


Où sont passés les 253 552 élèves de secondaire non repérés, non dépistés, non pris en charge, non aidés dans leur scolarité et souffrant de troubles du langage ou de la parole ? Sont-ils mal orientés dans des structures de type médico-sociales non adaptées à leur handicap ? Sont-ils à domicile ou en rupture scolaire ? Sont-ils en grave échec scolaire avec développement consécutif de troubles psychologiques et d’adaptation sociale importants ?


Questions:

Tous niveaux de scolarisation confondus, sur un nombre de 574 558 élèves présentant un trouble suffisamment handicapant pour bénéficier d’une prise en charge adaptée à leur handicap, seuls

24 332 ont été repérés.

   1 - Où sont les 550 226 élèves (minimum) présentant des troubles du langage et de la parole manquant à l’appel et relevant pourtant d’un réel handicap ?

   2 - Sont- ils pris en charge par des projets non référencés par la loi de 2005 ?

      - Si oui, pourquoi ?

      - Si non, pourquoi ?

      - Quels sont ces projets s’ils existent ?

      - Est-ce une prise en charge adaptée et uniformisée sur le territoire ?

      - Les adaptations sont-elles répertoriées afin de permettre leur application effective par les enseignants de façon uniforme sur le territoire ?

      - Leur application est-elle supervisée et par qui ?

      - Si ces projets existent, les personnes en charge de leur mise en oeuvre sont-elles


TOUTES formées aux troubles du langage et de la parole et par qui ?


Merci de bien vouloir répondre aux nombreuses questions que se posent les parents et à leurs angoisses quant à l’application réelle de la Loi n° 2005-102 du 11 février 2005.


Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre haute considération.


Claude Denariaz, présidente ANAPEDYS

 

La lettre complére ici


 




Posté le Samedi 26 février 2011 @ 12:29:58 par apedys

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LAC
4869       

LAC
  Posté : 26-02-2011 13:17

Une très bonne initiative. Des réponses ont-elles été données suite à cette lettre pleine d'interrogations légitimes ?

LAC

  Profil
cclaire
55    

cclaire
  Posté : 27-02-2011 02:29


beau courrier bravo
j'ajouterais qu'il serait pertinent de faire une étude statistique du nombre d'enfants identifié dys et bénéficiant d'un PAI ou PPS en observant les différences qui excitent dans et hors réseaux d'éducation prioritaire.

Nous pourrions voir que si pour les quartiers "favorisés" socialement se situent dans la fourchette haute du nombre de PAI/PSS par établissent / école
dans les quartier "défavorisés" et les collèges / écoles il y a trés trés peu de prise en charge. Quand on connait le parcours du combattant pour arriver a faire admettre la nécessite d'une prise en charge , on se demande vraiment pourquoi !

c'est une vrai discrimination sociale .


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